Quinze ans après, cette saison culte d’horreur connaît un retour aussi inattendu que fascinant : voilà pourquoi vous devez (re)voir les débuts d’American Horror Story

Axelb
Par Axel B.

Vous aimez notre contenu ?

Ajoutez-nous à vos
favoris Google

Les nouveaux épisodes d'American Horror Story donnent surtout envie de revenir à la maison où tout a commencé. Alors que la saison 13 est désormais disponible sur Disney+, c'est pourtant Murder House, le tout premier chapitre de la série de Ryan Murphy, qui attire une nouvelle vague de spectateurs.

Quinze ans après ses débuts, cette histoire de famille installée dans un manoir hanté de Los Angeles ne relève plus seulement du souvenir pour amateurs de frissons : elle devient un objet de fascination pour la génération Z. Un retour surprenant, mais pas si anodin, à l'heure où le public redécouvre les séries par extraits, looks et personnages interposés.

À retenir
  • Murder House attire particulièrement la génération Z, qui représente 36 % de son audience sur Hulu.
  • Son esthétique gothique des années 2010 et les looks de Violet Harmon alimentent son succès sur TikTok et Pinterest.
  • La première saison reste un point d’entrée accessible grâce à son récit fermé autour d’une famille et d’une maison hantée.

Pourquoi Murder House séduit à nouveau la génération Z quinze ans après sa diffusion

Les chiffres de Nielsen dessinent un phénomène assez net : la génération Z représente 36 % du visionnage de Murder House sur Hulu, soit la part la plus élevée de toutes les saisons d'American Horror Story. Elle devance même Asylum, qui atteint 35 %. Le contraste est frappant avec Delicate, la dernière saison achevée, dont le public Gen Z ne représente que 20 %. Or, près de 80 % de cette génération avait moins de 12 ans lorsque la première saison a été diffusée.

Il ne s'agit donc pas d'une nostalgie vécue, comme celle que peuvent ressentir les téléspectateurs ayant connu les feuilletons télévisés au fil de leur programmation, mais d'une vraie redécouverte. Pour un public habitué à picorer des contenus dans un catalogue, revenir à la première saison a quelque chose de rassurant : on entre dans un récit fermé, avec une maison, une famille et une menace immédiatement identifiable. Cette simplicité de point de départ n'empêche pas l'étrangeté, bien au contraire.

La série fait de ce manoir un lieu où les blessures intimes et les présences du passé se mélangent sans cesse. C'est sans doute là que réside sa force durable : derrière le décorum gothique, elle conserve une lisibilité émotionnelle qui parle à plusieurs générations. Le regain global de la franchise confirme l'intérêt : entre la fin de Delicate et le lancement de la saison 13, les spectateurs américains ont visionné 7 milliards de minutes du catalogue American Horror Story.

Ahs S1 (6).jpg
Source: DR
Ahs S1 (10).jpg
Source: DR

Une esthétique culte et des personnages devenus incontournables sur les réseaux sociaux

Le retour de Murder House se joue aussi hors de l'écran. Selon l'analyse de la journaliste Alison Foreman pour IndieWire, son esthétique du début des années 2010 correspond à une tendance mode appréciée par la génération Z. Violet Harmon, incarnée par Taissa Farmiga, en est devenue l'icône la plus reconnaissable : chapeaux souples, robes fleuries, gilets amples et allure mélancolique composent une silhouette de « fille triste » que l'on retrouve dans les recherches « Violet Harmon outfits » sur Pinterest et TikTok. Ce n'est pas qu'une affaire de vêtements.

La série propose un uniforme visuel de l'aliénation, plus cohérent que les microtendances qui défilent aujourd'hui à grande vitesse sur les plateformes. Tate, joué par Evan Peters, est lui aussi très présent dans les montages de fans et les tutoriels de maquillage reproduisant son visage de squelette à l'approche d'Halloween. Il faut toutefois garder une distance critique : le personnage est notamment l'auteur d'une tuerie de masse, et sa romantisation par une partie du public interroge. La série a contribué à fabriquer cette ambiguïté, en reliant le personnage à un sentiment de nihilisme qui peut faire écho aux inquiétudes contemporaines. Avant TikTok, Tumblr avait déjà favorisé la circulation de gifs et d'extraits, donnant à Murder House une vie culturelle parfois indépendante du visionnage complet.

Aujourd'hui, la saison 13 profite d'un lancement solide, avec environ 4 millions de vues mondiales sur Hulu et Disney+ en quatre jours, en hausse de 50 % par rapport à Delicate. Mais son accueil public apparaît plus divisé que celui des critiques. Dans ce contexte, revisiter Murder House permet de comprendre pourquoi la série reste si commentée : Taissa Farmiga et Evan Peters y portent des figures devenues indissociables de son imaginaire. Pour découvrir American Horror Story sans se perdre dans ses multiples saisons, commencer par cette maison hantée demeure le chemin le plus évident, et certainement le plus fascinant.

Axelb

Passionné de pop culture sous toutes ses formes, Axel ne rate jamais une série qui fait parler, un film à revoir dix fois ou une référence geek à glisser dans la conversation. Mais pas question pour ce jeune quadra de vivre collé à un écran : dès que l’occasion se présente, il enfourche son vélo, prend le large ou part en road trip, toujours curieux de découvrir ce qui l’attend au prochain virage.

Aucun commentaire à «Quinze ans après, cette saison culte d’horreur connaît un retour aussi inattendu que fascinant : voilà pourquoi vous devez (re)voir les débuts d’American Horror Story»

Laisser un commentaire

Les commentaires sont soumis à modération. Seuls les commentaires pertinents et étoffés seront validés
* Champs obligatoires