Vous avez aimé A Couteaux Tirés ? Voici la mini-série espagnole à ne surtout pas manquer sur Netflix cette semaine !

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Par Axel B.

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Un hôtel battu par les vents, une poignée d’inconnus aux sourires trop polis et une mort que personne ne parvient vraiment à expliquer : la recette évoque immédiatement les grands romans policiers que l’on dévorait autrefois.

Sur Netflix, Le problème final propose précisément ce plaisir-là, avec une élégance méditerranéenne et un format rassurant de quatre épisodes. Cette mini-série espagnole, disponible depuis peu sur la plateforme, est une recommandation idéale pour les amateurs d’À couteaux tirés qui préfèrent les énigmes bien ficelées aux séries interminables. Et son héros a un atout savoureux : il a passé sa carrière à jouer Sherlock Holmes avant de devoir, cette fois, mener lui-même l’enquête.

À retenir
  • Mini-série espagnole de quatre épisodes, Le problème final suit une enquête pour meurtre dans un hôtel isolé près de Majorque en 1959.
  • Adaptée d’un roman d’Arturo Pérez-Reverte, elle met en scène José Coronado dans le rôle d’un ancien acteur de Sherlock Holmes devenu enquêteur malgré lui.
  • Disponible sur Netflix, elle a atteint la cinquième place des séries les plus regardées en France en deux jours selon FlixPatrol.

Un Cluedo grandeur nature à Majorque

Au printemps 1959, treize personnes sont réunies dans un hôtel installé sur un îlot près de Majorque. Quand une touriste britannique est retrouvée morte, l’hypothèse du suicide ne tient pas longtemps. Une tempête isole le bâtiment du continent : le coupable est forcément déjà sur place, parmi les clients et le personnel. Voilà le principe simple et très efficace de Le problème final, adapté d’un roman d’Arturo Pérez-Reverte.

La série joue avec les codes du polar à l’ancienne : les alibis fragiles, les rivalités dissimulées, les regards qui en disent plus qu’une confession. Comme dans À couteaux tirés (avec Daniel Craig dans la peau de Benoît Blanc), le plaisir ne vient pas seulement de la question « qui a tué ? », mais de la manière dont chaque personnage protège son propre récit. Le décor insulaire apporte une vraie tension visuelle, entre lumière méditerranéenne et météo menaçante.

Au centre du jeu se trouve Basil, un acteur à la retraite autrefois célèbre pour avoir incarné Sherlock Holmes à l’écran. Il ne se rêve pas détective, mais son expérience de comédien lui a appris à observer les postures, les silences et les mensonges. Ce décalage donne à l’enquête un ton plus humain que démonstratif : Basil cherche moins à briller qu’à comprendre ce que chacun cache.

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Source: DR
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Quatre épisodes, un succès éclair sur Netflix

Le programme s’appuie sur El problema final, le roman policier publié par Arturo Pérez-Reverte. L’écrivain connaît les mécanismes du genre : un espace fermé, peu de suspects, une victime et une vérité que les apparences repoussent sans cesse. Félix Viscarret, déjà réalisateur d’Une vie pas si simple et de Staring, conserve cette charpente classique sans alourdir le récit de détours inutiles.

En seulement deux jours, la mini-série a atteint la cinquième place des séries les plus regardées en France sur Netflix, selon le site spécialisé FlixPatrol. Ce démarrage rapide s’explique aussi par sa durée : quatre épisodes suffisent à raconter une affaire complète. Pour les spectateurs peu habitués aux catalogues de streaming, c’est une porte d’entrée confortable : pas besoin de retenir dix saisons ni de prévoir plusieurs semaines de visionnage.

Le rythme prend le temps de présenter les figures de cet hôtel sans les réduire à de simples pions. José Coronado porte Basil avec une présence calme, tandis que María Valverde, Martiño Rivas et Maribel Verdú alimentent la galerie de suspects. Gonzalo de Castro incarne Fonseca, un réalisateur ambitieux, et Cristina Kovani prête son énergie à une jeune actrice passionnée. Chaque arrivée à l’écran déplace discrètement les soupçons.

Une enquête élégante, des secrets de famille... et une "vraie" fin

Vous l'aurez compris, cette fiction séduira les spectateurs qui aiment les intrigues où l’on peut chercher les indices en même temps que le héros. La reconstitution n’écrase jamais l’histoire : les costumes, les salons de l’hôtel et le paysage majorquin servent avant tout l’atmosphère. La réalisation préfère les échanges tendus et les détails troublants aux effets spectaculaires.

Ce n’est pas un polar sombre et brutal, mais une enquête de mœurs, attentive aux vanités, aux souvenirs et aux secrets de famille. Ceux qui apprécient Agatha Christie, les anciens feuilletons policiers ou les mystères plus légers de À couteaux tirés y trouveront un terrain familier. Le récit se referme pleinement au terme de ses quatre épisodes, sans frustrer le spectateur par une fin suspendue.

Le problème final rappelle qu’une bonne enquête n’a pas besoin de multiplier les épisodes pour laisser une impression durable. Dans cet hôtel coupé du monde, chaque convive devient à la fois témoin, suspect et possible victime. De quoi donner envie de retrouver Basil dans une autre affaire, si Netflix choisissait un jour de faire de cet acteur-détective malgré lui le héros d’une nouvelle énigme.

Axelb

Passionné de pop culture sous toutes ses formes, Axel ne rate jamais une série qui fait parler, un film à revoir dix fois ou une référence geek à glisser dans la conversation. Mais pas question pour ce jeune quadra de vivre collé à un écran : dès que l’occasion se présente, il enfourche son vélo, prend le large ou part en road trip, toujours curieux de découvrir ce qui l’attend au prochain virage.

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