J’ai tout monté un samedi matin, lattes, corde et deux poulies vissées au plafond. Restait à savoir si la pièce allait vraiment faire sécher mon linge comme je l’espérais.
Elle a remplacé son étendoir par quelques lattes, une corde et deux poulies : à la première lessive, une drôle de surprise l’attendait

- Le séchoir monte sous le plafond grâce à une corde passée dans deux poulies.
- Le crochet mural se place à environ 150 cm du sol dans le tutoriel décrit.
- L'air est environ 3 °C plus chaud au plafond qu'au sol, selon un fabricant.
Un séchoir qui disparaît sous le plafond
Le principe tient en peu de pièces : des lattes de bois, une corde, des poulies vissées au plafond et un crochet fixé au mur. On étend le linge à hauteur de bras, on tire sur la corde, le séchoir monte sous le plafond, puis on bloque la corde sur le crochet. Celui de cet article compte quatre lattes, un nombre que l'on pourrait adapter à la taille de la pièce.
Plus aucun étendoir déplié au milieu de la pièce.
Beaucoup y reconnaîtront le séchoir qu'une grand-mère aurait pu hisser dans sa cuisine entre deux lessives : mêmes lattes, même corde, même principe, c'est le bras qui fait monter l'ensemble. Ce qui change, c'est qu'un fabricant d'outillage en a publié le montage dans un tutoriel, à la portée de quiconque sait tenir une perceuse. Quant à la physique qui fait sécher le linge là-haut, elle n'a pas bougé d'un degré.
Le montage, tel qu'un fabricant d'outillage le décrit
Le tutoriel part de deux poulies vissées au plafond : une double et une simple. Leur espacement se règle sur la longueur des lattes, ce qui oblige à mesurer avant de percer. La corde est passée dans les deux poulies, puis redescend vers un crochet de fixation, placé sur le mur sous la poulie double. Ce crochet se situe à environ 150 cm du sol, une hauteur à laquelle on l'atteint facilement.
Une fois le séchoir levé jusqu'au plafond, on attache la corde au crochet et l'affaire est réglée. Le fabricant précise que l'on met ainsi à profit l'air chaud ascendant de la pièce pour sécher le linge.
Aucune prise électrique n'entre dans l'équation.
Un point mérite pourtant d'être anticipé : un séchoir chargé de linge mouillé pèse sur ses fixations. Il faudrait donc choisir des vis et des chevilles adaptées à la nature de votre plafond, et un magasin de bricolage saura vous orienter. Le poids exact variera selon la quantité de linge suspendue, d'une lessive à l'autre.
Pourquoi le plafond est l'endroit le plus tiède
L'air chaud, plus léger, monte et s'accumule sous le plafond, tandis que l'air froid reste au sol. Ce phénomène porte un nom, la stratification thermique, que connaissent bien les fabricants de ventilateurs de plafond, puisque leurs appareils de déstratification servent à le combattre.
Selon l'un de ces fabricants, il faut compter environ 1 °C de plus par mètre de hauteur. Dans une pièce de 3 m sous plafond, cela représente jusqu'à 3 °C d'écart entre le sol et le plafond. Un linge hissé sous le plafond se retrouve donc dans la couche la plus tiède de la pièce, loin de l'air frais du bas.
Ce chiffre vient d'un fabricant, pas d'un organisme public.
Ce que l'ADEME confirme, et ce qu'elle ne dit pas
L'ADEME reconnaît le phénomène à sa manière. Sa fiche CEE BAT-TH-142 décrit la déstratification comme le fait de redistribuer vers le sol la chaleur située à proximité du plafond. Un ventilateur accomplit ce travail avec un moteur, en brassant l'air. Un séchoir à poulies, lui, va chercher cette chaleur là où elle se trouve, sans rien brasser du tout.
Prudence, toutefois : cette fiche est réservée aux locaux de plus de 5 m de haut, bien loin d'un salon ou d'une buanderie. Ses chiffres ne se transposent donc pas à une maison, et aucun n'est repris ici.
Le raisonnement tient, mais l'écart de 3 °C reste un ordre de grandeur, celui d'un fabricant. Chaque pièce, chaque saison, chaque type de textile donnera son propre résultat, et nul ne peut promettre un temps de séchage précis. Un drap épais mettra de toute façon plus de temps qu'un t-shirt, plafond ou pas.
Le geste, au fil des lessives
Pour descendre le séchoir, on décroche la corde du crochet et on la laisse filer entre les mains. Les lattes arrivent à hauteur de bras : on étend le linge sans escabeau, sans se pencher sur un panier posé au sol. On tire ensuite la corde jusqu'à ce que l'ensemble touche le plafond. Reste à l'attacher au crochet mural, et le linge sèche au-dessus de votre tête.
Dans une pièce de vie, la différence saute aux yeux : un étendoir plié contre un mur occupe encore de la place, des lattes sous le plafond n'en prennent plus au sol. Le choix de l'emplacement compte donc, avec un mur accessible, à portée de bras, pour y fixer le crochet.
Avant de percer le plafond
Le tutoriel insiste sur la mesure : l'espacement entre la poulie double et la poulie simple dépend de la longueur des lattes. Mieux vaut donc assembler le séchoir d'abord, puis repérer les points de perçage une fois les lattes posées au sol. Un plafond se rebouche moins aisément qu'un mur de garage, ce qui plaide pour un essai à blanc avec la corde tendue avant de sortir la perceuse.
Pour la hauteur du crochet, 150 cm est la valeur retenue par le tutoriel, pas une règle gravée dans le marbre. Chacun peut l'ajuster à sa propre taille, tant que la corde se saisit sans effort.
Le séchoir profite de l'air chaud ascendant de la pièce où il est installé. Plus cette pièce est tiède, plus le principe a de matière pour jouer, alors qu'un local non chauffé n'offrirait guère de couche chaude à exploiter. La drôle de surprise du titre tient sans doute à cela : le linge, une fois hissé, se retrouve exactement là où la chaleur s'accumule.
Dernière nuance : l'écart de température cité par le fabricant concerne l'air de la pièce, et non le linge lui-même, dont le séchage dépend aussi du tissu et de son épaisseur. Aucun temps de séchage n'est promis ici : le plus sûr moyen d'en juger reste un premier essai chez vous, lessive après lessive, en notant ce que donne chaque pièce.
Sources : bathvision.decorexpro.com | plafond.pagesjaunes.fr
