Fini la planche à repasser pour les chemises d’hiver qu’on ressort froissées du placard : 13 % des foyers ont déjà adopté l’appareil qui la remplace

Chaque mi-octobre, je sors les chemises en flanelle du placard et je retrouve les mêmes plis marqués. Cette année, j’ai failli sortir la planche, puis j’ai hésité.

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Par L'équipe JDS

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À retenir
  • 13 % des foyers français possèdent désormais un défroisseur vapeur.
  • Les ventes de défroisseurs ont progressé de 22,6 % en valeur en 2025.
  • Le fer à repasser reste présent dans 55 % des foyers.

Un appareil à 13 % des foyers, et une catégorie qui repart

13 % des foyers français possèdent désormais un défroisseur. Le chiffre vient du bilan 2025 présenté le 12 février 2026 par le Gifam, le groupement des marques d'appareils pour la maison, avec son partenaire NielsenIQ-GfK. Il ne dit pas que la planche a disparu, il dit que l'argent des acheteurs a changé de direction.

Les ventes de défroisseurs progressent de 22,6 % en valeur.

Le soin du linge reste une petite catégorie : 4 % de la valeur du petit électroménager. Elle repart pourtant à la hausse, +1,8 % en valeur, et ce sont les défroisseurs qui la portent. Le Gifam juge que ce taux d'équipement laisse entrevoir un potentiel de croissance important. Un foyer sur huit environ, c'est encore un marché de découverte plus que de saturation.

Le contexte aide à mesurer l'écart. Le petit électroménager, dans son ensemble, a franchi en 2025 le seuil de 4,41 milliards d'euros de chiffre d'affaires, pour 61,3 millions de produits vendus et une croissance de 2,9 %.

Le fer à repasser n'a pas disparu, ses ventes glissent

Les deux appareils classiques reculent, mais doucement. Les centrales vapeur perdent 1,7 % en valeur, les fers à repasser 0,8 %.

Le repli reste modeste parce que la base est large. 55 % des foyers possèdent un fer et 33 % une centrale vapeur, des taux très supérieurs aux 13 % des défroisseurs. Le Gifam note que ces deux appareils « restent massivement présents dans les foyers ». Le titre parle d'un appareil qui remplace la planche : il faut y lire un basculement des achats, pas des placards qui se vident.

Ces pourcentages mesurent des euros dépensés, pas des appareils vendus.

Pas de table à déplier, le vêtement reste sur son cintre

L'argument se devine sans étude : le défroisseur n'exige aucune table à déplier. Le vêtement reste sur son cintre, suspendu, et la vapeur vient à lui. Le repassage classique, lui, suppose de sortir la planche, de l'installer, puis de la ranger une fois la dernière pièce lissée.

Aucune donnée du bilan ne quantifie le temps gagné ou la part des Français qui ne repassent plus. Les ventes, elles, racontent un geste plus léger qui séduit.

Dans un appartement où la planche s'entasse derrière une porte, l'absence de mobilier à déployer pèse sans doute dans la balance. Même chose pour le dressing étroit ou la chambre d'amis dont on ne veut pas faire un atelier de repassage. Un défroisseur se range sur une étagère ou dans un placard, là où une planche demande un recoin entier. Ce sont des hypothèses de bon sens, que le bilan du Gifam ne mesure pas.

Mi-octobre, quand le placard rend ses pièces d'hiver froissées

Mi-octobre, la bascule des garde-robes bat son plein. Chemises en flanelle, pantalons épais et manteaux de saison sortent après des mois de rangement, avec des plis bien marqués. Une chemise restée pliée sur une étagère, un manteau comprimé dans une housse : aucun ne ressort comme il est entré.

Sortir les pièces d'hiver quelques jours avant les premiers vrais froids et les suspendre à des cintres laisserait déjà aux plis le temps de se détendre. Le défroisseur n'aurait plus qu'un travail de finition à accomplir.

Aucune donnée ne chiffre le temps qu'on passe à repasser.

Chaque vêtement a ses exigences, et l'étiquette d'entretien reste la première référence avant de diriger de la vapeur sur un tissu délicat. Une chemise, un pantalon et un manteau n'ont ni la même épaisseur ni la même fibre. Un coup d'œil à l'étiquette prend 5 secondes, bien moins qu'un col brûlé n'en met à gâcher une pièce.

Fer et défroisseur : un usage en complémentarité

Le Gifam emploie lui-même l'expression : les deux familles d'appareils cohabitent en complémentarité. Le défroisseur n'efface pas le fer, il s'installe à côté.

Reste à savoir ce que chacun fait le mieux, et le bilan ne le détaille pas. À mon sens, le fer garderait l'avantage pour les pièces qui demandent un rendu net, comme un col de chemise ou un pli de pantalon. Le défroisseur, lui, règlerait les plis légers des vêtements qu'on remet en circulation. C'est une lecture d'usage, pas une donnée chiffrée, mais elle colle au mot que choisit le Gifam.

Cette logique explique aussi pourquoi les fers résistent. Avec 55 % de foyers équipés, ils restent le premier réflexe pour une grande partie des ménages, y compris chez ceux qui s'offrent un défroisseur en plus.

Ce qui prend la relève : le défroisseur vapeur

L'appareil dont parle le titre est le défroisseur vapeur. Il projette de la vapeur sur un vêtement suspendu pour en détendre les plis, sans table ni planche. Les ventes de cette catégorie ont gagné 22,6 % en valeur sur l'année 2025.

Avant d'en acheter un, mieux vaut passer en revue sa garde-robe d'hiver : combien de manteaux, de chemises, de pantalons sortent chaque automne avec leurs plis ? Si la réponse tient en trois ou quatre pièces, la question de l'appareil se pose très différemment que pour une penderie entière.

Le chiffre de 13 % rappelle enfin qu'une très large majorité de foyers n'en possède pas. Pour eux, le fer et la planche font toujours le travail, et le Gifam prévoit que les deux appareils continueront de se côtoyer dans les placards.

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