Je poussais le thermostat à 25 °C chaque soir pour réchauffer la maison plus vite : au bout d’un mois, j’ai compris que je payais une chaleur dont je n’avais pas besoin

Louise
Par Louise S

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Et si pousser le thermostat au maximum ne servait strictement à rien ? C'est la question que beaucoup de foyers devraient se poser avant chaque soirée d'hiver. Le réflexe est pourtant tentant : on rentre, on a froid, on tourne la molette à fond pour que ça chauffe plus vite. Sauf que ce geste, répété chaque soir, peut coûter cher pour un confort qui n'arrive jamais plus tôt que prévu.

À retenir
  • Pousser le thermostat à 25 °C ne chauffe pas plus vite, car la vitesse de chauffe dépend de la puissance et de l'inertie du logement, pas de la consigne affichée
  • Chaque degré supplémentaire entraîne environ 7 % de consommation en plus, passer à 25 °C représentant près de 42 % de surconsommation
  • Il est plus efficace de régler directement la température souhaitée (19-20 °C en journée, 17 °C la nuit) et d'utiliser une programmation progressive plutôt qu'un coup de chaud ponctuel

Pourquoi monter le thermostat à 25 degrés ne chauffe pas plus vite

Sur un chauffage régulé classique, relever fortement la consigne prolonge la chauffe sans forcément accélérer la montée en température. Autrement dit, votre radiateur ou votre pompe à chaleur ne travaille pas plus fort parce que vous demandez 25 degrés plutôt que 19. Il travaille le même rythme, mais plus longtemps, jusqu'à atteindre la consigne que vous avez fixée. La vitesse de chauffe d'un système dépend de sa puissance et de l'inertie de votre logement, pas du chiffre affiché sur le thermostat. Résultat : la maison met le même temps à devenir agréable, mais une fois que la température de confort est atteinte, le chauffage continue de pousser jusqu'à 25 degrés, bien au-delà de ce dont vous avez réellement besoin. C'est un peu comme appuyer sur l'accélérateur à fond pour arriver plus vite, alors que la voiture est limitée à 130 sur l'autoroute. Vous consommez plus de carburant, mais vous n'arrivez pas plus tôt.

Ce que révèle un mois de surconsommation inutile

Quand on prend l'habitude de forcer la consigne tous les soirs, les kilowattheures s'accumulent sans bruit. On estime généralement qu'une hausse d'un degré de température intérieure entraîne environ 7 % de consommation supplémentaire. Passer de 19 à 25 degrés, même temporairement chaque soir, revient donc à gonfler significativement la facture sur la durée d'un mois. Le plus frustrant, c'est que cette chaleur en trop n'est presque jamais utilisée pleinement : le temps que la pièce atteigne 23 ou 24 degrés, on a déjà rouvert une fenêtre, enlevé un pull, ou carrément baissé le chauffage parce qu'il fait trop chaud pour dormir. On paie donc une chaleur de confort qu'on n'exploite jamais vraiment, juste pour gagner une illusion de rapidité en début de soirée.

Consigne du thermostat Effet réel observé Surconsommation estimée
19 degrés Montée en température normale Référence
21 degrés Même vitesse de chauffe, température plus élevée à l'arrivée Environ 14 % de plus
25 degrés Aucune accélération, surchauffe prolongée Environ 42 % de plus

Les bons réflexes pour chauffer efficacement sans surchauffer

La solution la plus efficace reste de régler le thermostat directement sur la température souhaitée, sans détour par la case 25 degrés. Pour la majorité des pièces à vivre, 19 à 20 degrés suffisent amplement en journée, et on peut descendre à 17 degrés dans les chambres la nuit. Si votre système le permet, programmez une montée en température progressive une demi-heure avant votre retour, plutôt que de compter sur un coup de chaud ponctuel. Un thermostat programmable ou connecté change vraiment la donne ici : il anticipe les besoins au lieu de réagir dans l'urgence. Pensez aussi à l'inertie de votre logement : une maison bien isolée garde la chaleur plus longtemps, ce qui réduit les écarts de température et limite la tentation de forcer la consigne. Enfin, un bon réflexe tout simple consiste à fermer les volets et les rideaux dès la tombée de la nuit, ce qui limite les déperditions et aide le chauffage à maintenir la température sans effort supplémentaire.

Le vrai confort ne se joue pas sur un chiffre affiché à la va-vite sur le boîtier, mais sur une régulation intelligente qui colle à vos besoins réels. En ajustant simplement la consigne et en anticipant un peu les horaires de chauffe, on garde une maison agréable sans payer pour des degrés qu'on n'utilisera jamais.

Louise

Rédactrice spécialisée Argent depuis 10 ans, j'apporte ici mon expertise sur les sujets Retraite, épargne, budget ou encore immobilier. Passionnée par ailleurs par la psychologie, j'écris également à ce sujet.

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