À l’occasion des Geneva Watch Days 2026 qui ont lieu du 2 au 6 septembre, la maison suisse Bianchet enrichit sa collection UltraFino Tonneau avec deux modèles entièrement réalisés en céramique. L’un associe un bleu profond à des détails noirs, tandis que l’autre marie un boîtier blanc à un mouvement bleu cobalt. Deux montres aussi différentes que spectaculaires, animées par un tourbillon volant automatique de seulement 3,85 mm d’épaisseur.
Cette montre suisse à tourbillon mise sur la céramique et des couleurs spectaculaires

Bianchet s'affirme de plus en plus avec ses tourbillons spectaculaires
Encore relativement jeune, Bianchet s’est fait une spécialité des montres à tourbillon. Cette complication horlogère, inventée au début du XIXe siècle pour améliorer la précision des montres de poche, est aujourd’hui surtout appréciée pour sa beauté mécanique et le savoir-faire nécessaire à sa réalisation.
Fondée par Rodolfo et Emmanuelle Festa-Bianchet, la maison indépendante suisse cherche toutefois à donner une interprétation contemporaine de cette mécanique prestigieuse. Ses créations se distinguent par leurs boîtiers tonneau, leurs mouvements visibles et leur conception inspirée par le Nombre d’Or.
Avec cette nouvelle UltraFino Tonneau en céramique, Bianchet conserve donc ses principes, tout en apportant davantage de couleur et de modernité. Et se pose de plus en plus comme la meilleure alternative à Richard Mille...
Deux versions en céramique aux styles très différents
La première montre adopte une céramique Bleu Profond. Les surfaces principales présentent une finition satinée qui adoucit les reflets, tandis que les arêtes polies soulignent les courbes du boîtier. Le mouvement reçoit un traitement noir, assorti au joint en caoutchouc qui entoure la carrure.
Ce modèle joue ainsi avec différentes nuances de bleu, de noir et de gris métallique. Malgré la présence du tourbillon et du cadran entièrement ajouré, le résultat conserve une certaine sobriété. Les quelques composants métalliques visibles et les rubis du mouvement apportent juste ce qu’il faut de contraste.
La seconde version se montre beaucoup plus lumineuse. Son boîtier et son bracelet intégré sont réalisés en céramique blanche, tandis que le mouvement en titane adopte un traitement bleu cobalt. Cette couleur se retrouve également autour du cadran, créant une continuité entre la mécanique et l’habillage de la montre.
Le contraste entre le blanc et le bleu donne à cette UltraFino une allure très graphique. Elle ne conviendra sans doute pas à ceux qui recherchent une montre discrète, mais elle illustre parfaitement le caractère contemporain revendiqué par Bianchet.
Les deux versions partagent les mêmes dimensions : 40 mm de largeur, 47,5 mm de longueur et seulement 8,9 mm d’épaisseur. Cette relative finesse est d’autant plus remarquable que la montre contient un tourbillon automatique et présente un boîtier aux formes complexes.
Le bracelet prolonge naturellement les lignes de la boîte tonneau. Entièrement réalisé en céramique, il alterne lui aussi des surfaces satinées et polies. Bianchet fournit également un bracelet supplémentaire en caoutchouc, noir pour le modèle Bleu Profond et bleu cobalt pour la version blanche. Un système de changement rapide permet de passer facilement de l’un à l’autre.
Pourquoi la céramique est-elle intéressante en horlogerie ?
La céramique est désormais utilisée par de nombreuses marques horlogères, mais elle reste un matériau particulièrement difficile à travailler. Une fois durcie à très haute température, elle ne peut être découpée et polie qu’avec des outils diamantés. La moindre erreur pendant l’usinage peut rendre la pièce inutilisable.
Ces contraintes sont encore plus importantes avec un boîtier tonneau et un bracelet intégré. Bianchet a dû préserver des courbes régulières, des arêtes nettes et plusieurs types de finitions sur un matériau extrêmement dur.
Cette difficulté présente néanmoins plusieurs avantages pour le propriétaire. La céramique résiste remarquablement bien aux rayures et conserve son aspect pendant de nombreuses années. Elle est également appréciée pour sa douceur au toucher et son confort contre la peau. Ces deux nouvelles montres devraient donc être agréables à porter, malgré leurs proportions généreuses.
Les finitions permettent aussi de mieux apprécier le dessin du boîtier. Les surfaces satinées absorbent la lumière, tandis que les chanfreins polis créent des reflets plus marqués. Les volumes de la montre apparaissent ainsi différemment selon les mouvements du poignet.
Un tourbillon extra-plat conçu pour être porté
Au cœur de ces deux modèles se trouve le calibre UT01. Entièrement développé et assemblé par Bianchet à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, ce mouvement automatique ne mesure que 3,85 mm d’épaisseur.
Il est réalisé en titane Grade 5, un matériau qui associe légèreté et grande rigidité. La cage du tourbillon volant ne dépasse pas 2,66 mm de hauteur. Contrairement à un tourbillon classique, elle ne possède pas de pont supérieur : elle semble donc flotter au-dessus du mouvement, offrant un spectacle mécanique particulièrement fascinant.
Le cadran ajouré permet d’observer les rouages, les ponts en titane et le tourbillon en fonctionnement. Les finitions sont effectuées à la main, notamment les arêtes polies qui captent la lumière. Une masse oscillante centrale en or assure le remontage automatique lorsque la montre est portée.
Le calibre propose une réserve de marche de 60 heures. Une fois complètement remontée, la montre peut donc continuer à fonctionner pendant environ deux jours et demi sans être portée.
Bianchet annonce également une résistance à des chocs atteignant 5 000 G. Une performance rare pour un mécanisme aussi délicat, qui montre que cette UltraFino n’a pas uniquement été pensée pour rester dans un coffre. Son étanchéité à 50 mètres invite tout de même à conserver une certaine prudence au bord de l’eau.
Avec ces nouvelles versions en céramique, Bianchet réussit à rendre son tourbillon UltraFino encore plus spectaculaire. La déclinaison Bleu Profond séduira les amateurs de montres sombres et techniques, tandis que le modèle blanc et bleu cobalt assume une personnalité beaucoup plus audacieuse.
Évidemment, avec un tarif de 72 500 francs suisses hors taxes (soit quelque 80 000 euros), ces créations s’adressent à une clientèle particulièrement privilégiée. Mais elles rappellent aussi que la haute horlogerie ne se limite plus aux boîtiers classiques en or et aux cadrans traditionnels. Chez Bianchet, le tourbillon entre pleinement dans le XXIe siècle.




