Trois complications emblématiques, une lisibilité rare : H. Moser & Cie fait mouche avec cette montre à 80 000 euros

La nouvelle Endeavour Flyback Chronograph Dual Time Date de H. Moser & Cie porte un nom qui annonce une pièce exigeante, et ses trois complications le confirment. Le plus intéressant, pourtant, est ailleurs : cette montre réussit à rester lisible et élégante, avec un cadran qui ne donne jamais l’impression de « forcer » la technicité. Une manière de rappeler qu’une mécanique sophistiquée peut aussi se vivre au quotidien, sans surcharge visuelle.

Par Lilian B

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Trois fonctions, une lecture qui reste simple

Chronographe flyback, second fuseau horaire et date cohabitent ici dans une présentation centrée, pensée pour éviter la multiplication de compteurs. Les secondes de chronographe se repèrent grâce à une aiguille rouge, tandis que les minutes mesurées sont indiquées par une aiguille rhodiée, également au centre. Le second fuseau horaire s’affiche sur un disque central en Blackor fumé, avec une flèche blanche dont la pointe est rehaussée de Super-LumiNova. La date, placée à 6 heures, reste discrète.

L’ensemble s’inscrit sur un cadran turquoise fumé à décor rayons de soleil, qui joue sur la profondeur sans tomber dans l’excès, avec une échelle tachymétrique sur le rehaut pour rappeler la vocation instrumentale de cette pièce étanche à 30 mètres.

Le calibre HMC 730, la technique au service de l’espace

Avec 42 mm de diamètre pour 13,2 mm d’épaisseur, la montre ne cherche pas à se faire oublier, mais ses proportions restent cohérentes au regard des complications embarquées. Le boîtier en acier poli, les cornes courbes et le bracelet en cuir d’alligator gris finition nubuck l’orientent vers un registre plus habillé, tout en conservant une personnalité sportive à la lecture. Les poussoirs de chronographe, positionnés à 10 et 2 heures, introduisent une asymétrie fonctionnelle qui ne rompt pas la ligne générale du boîtier Endeavour.

Le calibre HMC 730, la technique au service de l’espace

Le choix esthétique s’appuie sur un mouvement conçu pour libérer le cadran : le calibre HMC 730, développé avec AGENHOR, adopte une architecture à remontage manuel. L’absence de masse oscillante permet d’intégrer le second fuseau horaire et la date. La construction comprend une roue à colonne, un embrayage horizontal à roue de friction et un système de micro-dentures destiné à limiter les sauts au démarrage du chronographe. La minute de chronographe fonctionne sur un principe rétrograde, avec un saut instantané rendu possible par l’énergie accumulée puis libérée par une came limaçon, afin de clarifier la lecture. Tout ce mécanisme est visible à travers le fond transparent, laissant admirer une finition anthracite, des doubles côtes de Moser et des ponts partiellement squelettisés.

Par ailleurs, il faut noter que la date se règle aussi bien en avant qu’en arrière, sans risque annoncé pour le mouvement. Dernier élément notable : la réserve de marche atteint au minimum 72 heures grâce à un double barillet, et son indication est placée côté mouvement pour préserver la sobriété du cadran. Un ultime rappel discret d'une complexité qui ne s'impose pas au premier regard... mais qui sait se faire apprécier par les connaisseurs.

Un boîtier Endeavour assumé, entre présence et tenue habillée

Mes deux passions n'ont pas grand-chose en commun, mais tant pis, c'est ainsi : l'horlogerie d'un côté, les séries TV de l'autre. Je vous parle des deux ici, en essayant de rendre ces thématiques accessibles au plus grand nombre !

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