La campagne annuelle de vaccination contre le Covid-19 reprend à la mi-octobre pour les personnes de 65 ans et plus. Le délai d’éligibilité de 6 mois se compte depuis le dernier vaccin ou la dernière infection, pas seulement depuis l’injection précédente. Les personnes immunodéprimées et de plus de 80 ans bénéficient d’un délai réduit à 3 mois.
Après 65 ans, la campagne Covid reprend à la mi-octobre : le délai ne se compte pas toujours depuis le dernier vaccin

À partir de la mi-octobre, l'Assurance Maladie relance sa campagne annuelle de vaccination contre le Covid-19, et les personnes de 65 ans et plus figurent en tête des publics visés. Chaque automne, une campagne vaccinale est lancée, avec un mécanisme qui revient chaque année à la même période. En 2025, elle avait démarré le 14 octobre en métropole pour se prolonger plusieurs mois, un calendrier qui sert de repère fiable pour anticiper l'édition 2026.
La date exacte de l'ouverture 2026 sera confirmée par les autorités sanitaires dans les prochaines semaines.
En 2025, elle a lieu du 14 octobre pour l'hémisphère nord (9 septembre pour Mayotte) au 31 janvier 2026. Le calendrier grippal, mené en parallèle, avait quant à lui été étendu, puisque la campagne de vaccination antigrippale a commencé le 14 octobre et elle a été prolongée jusqu'au 28 février 2026. Rien n'indique que ce schéma change pour la saison à venir.
- La campagne Covid 2026 démarre à la mi-octobre pour les personnes de 65 ans et plus
- Le délai de 6 mois avant la nouvelle dose se compte à partir du dernier vaccin ou de la dernière infection confirmée, selon celui qui date le plus récemment
- Les personnes de 80 ans et plus et les immunodéprimés peuvent se faire vacciner après 3 mois seulement
- Les vaccins grippe et Covid peuvent être administrés le même jour sans délai minimal entre eux
Qui est concerné par cette vaccination annuelle
La vaccination contre le Covid-19 est recommandée chaque année, à l'automne, pour les personnes âgées de 65 ans et plus et les personnes à risque de forme grave de Covid-19. La liste des publics prioritaires ne se limite pas à l'âge. Elle inclut notamment les personnes atteintes de comorbidités ayant un risque plus élevé de formes graves de maladie (hypertension artérielle compliquée, affections chroniques cardiaques, vasculaires, hépatiques, rénales, pulmonaires, diabète, obésité, cancers, personnes transplantées, personnes atteintes de trisomie 21, de troubles psychiatriques ou de démence). Les femmes enceintes et les résidents d'établissements pour personnes âgées dépendantes complètent ce périmètre, quel que soit leur âge.
Une précision utile pour ceux qui hésitent : toute personne souhaitant se faire vacciner, même si elle ne fait pas partie de la cible, peut recevoir une injection contre le Covid-19. La prise en charge financière, elle, dépend en revanche de l'appartenance ou non à un groupe prioritaire.
Le délai ne dépend pas seulement du dernier vaccin
C'est le point que beaucoup de personnes de 65 ans et plus ignorent encore. Le compteur ne se déclenche pas uniquement à partir de la dernière injection reçue.
Le délai à respecter entre la vaccination contre le Covid-19 et la dernière injection vaccinale ou la dernière infection au Covid-19 est de 6 mois. un rhume qui s'est révélé être un Covid-19 il y a quatre mois compte tout autant qu'une piqûre reçue à la même date. C'est la plus récente des deux échéances, vaccin ou infection confirmée, qui fixe le point de départ.
Six mois pour la plupart, trois mois pour certains
Ce délai de six mois n'est pas universel.
Ce délai est réduit à 3 mois pour les personnes immunodéprimées et les personnes âgées de 80 ans ou plus. La raison tient à la biologie de la réponse immunitaire chez ces publics : elles deviennent ainsi éligibles 3 mois après leur dernière injection ou infection, en raison même de leur déficit immunitaire responsable d'un taux plus faible et d'un déclin plus rapide des anticorps protecteurs. Concrètement, une personne de 82 ans vaccinée en avril dernier peut recevoir sa nouvelle dose d'automne dès juillet sur le papier, sans attendre octobre. Ce mécanisme explique aussi pourquoi une campagne de printemps existe désormais en parallèle de la campagne d'automne classique.
Au printemps 2026 justement, les personnes les plus à risque de forme grave de Covid-19 et celles dont la protection immunitaire diminue plus rapidement dans le temps ont pu recevoir une nouvelle dose de vaccin à partir du 20 avril et jusqu'au 30 juin 2026, sous réserve du même principe de délai de trois mois. Ce va-et-vient entre deux fenêtres annuelles illustre bien pourquoi il vaut mieux vérifier sa propre date plutôt que de se fier à un calendrier générique.
Grippe et Covid, un seul rendez-vous possible
Bonne nouvelle pour l'organisation pratique : les deux campagnes se superposent sans contrainte de timing entre elles.
Il n'y a pas de délai minimal à respecter entre une vaccination contre la grippe et une vaccination contre le Covid-19. Les deux injections peuvent même être réalisées le même jour, sur deux zones d'injection distinctes (par exemple un bras chacun), ou de façon séquencée. Un seul déplacement chez le pharmacien, l'infirmier ou le médecin suffit donc pour couvrir les deux fronts épidémiques de l'hiver.
Où se faire vacciner et à quel coût
Le geste reste accessible sans complexité administrative particulière pour les publics prioritaires. Médecins, infirmiers, sages-femmes et pharmaciens sont habilités à réaliser l'injection.
Pour la saison en cours, des vaccins monovalents Comirnaty adaptés au variant LP.8.1 en circulation seront utilisés. Ce choix suit la logique habituelle : la formule est ajustée chaque année à la souche dominante identifiée par la surveillance sanitaire, un peu comme pour le vaccin antigrippal.
Un enjeu qui dépasse le seul Covid-19
La cohabitation des deux épidémies pèse lourd chaque hiver sur le système de soins. À titre de comparaison, la seule grippe saisonnière a été responsable, l'an dernier, d'environ 17 600 morts en France. Ce chiffre donne la mesure de ce que représente, à l'échelle nationale, une couverture vaccinale insuffisante chez les publics fragiles.
Reste un détail que peu de personnes vérifient avant de prendre rendez-vous : leur propre historique. Une infection passée inaperçue, confirmée par un simple autotest positif il y a cinq mois, suffit à repousser l'éligibilité au-delà de la date d'ouverture de la campagne pour les personnes soumises au délai de six mois. Avant d'appeler son pharmacien ou son médecin traitant mi-octobre, mieux vaut donc reconstituer sa propre chronologie, vaccin comme infection, plutôt que de se fier au seul carnet de vaccination.
Sources : hauts-de-france.ars.sante.fr | ameli.fr | aidadomi.fr