Quatre heures d'avion, une escale parfois, des billets hors de prix pour rejoindre Bergen ou Tromsø : la Norvège a longtemps semblé être le passage obligé pour admirer des fjords. Et pourtant, un petit archipel posé entre l'Écosse et l'Islande rebat les cartes. Les îles Féroé, 18 îles battues par l'Atlantique, offrent des paysages tout aussi spectaculaires, à une distance bien plus raisonnable de la France. De quoi faire réfléchir avant de réserver un long vol vers la Scandinavie.
Un bout du monde à seulement 2 h 30 de Paris : le pari d'Atlantic Airways
C'est la grande nouveauté qui change tout : la compagnie féroïenne Atlantic Airways relie Paris-Charles de Gaulle à l'archipel en environ 2 h 30 à 3 h de vol, sur une liaison saisonnière assurée jusqu'à la mi-octobre 2026. Un trajet direct, sans correspondance à Copenhague, qui place ce territoire autonome danois à portée de week-end prolongé. L'atterrissage sur l'île de Vágar donne le ton dès la descente : falaises noires, prairies d'un vert intense, océan à perte de vue. À noter avant de partir : l'archipel ne fait pas partie de l'Union européenne et la monnaie locale est la couronne féroïenne, liée à la couronne danoise. Les cartes bancaires y sont toutefois acceptées presque partout.
Des fjords vertigineux et des falaises à couper le souffle : quand les Féroé rivalisent avec la Norvège
Le Geirangerfjord et le Nærøyfjord, classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, restent des monuments de la nature norvégienne. Mais les Féroé n'ont pas à rougir de la comparaison. La cascade de Múlafossur, à Gásadalur, se jette directement dans l'océan depuis une falaise : c'est le site le plus photographié de l'archipel, et il se mérite après quelques minutes de marche seulement. Plus au nord, le village de Saksun et sa lagune encaissée entre les montagnes composent un décor presque irréel, avec ses maisons aux toits d'herbe. Autre curiosité fameuse, le lac Sørvágsvatn, qui semble suspendu au-dessus de l'Atlantique grâce à un étonnant effet d'optique. La capitale, Tórshavn, l'une des plus petites du monde, concentre hôtels, restaurants et locations de voiture : une base idéale pour rayonner sur les 18 îles, reliées par tunnels, ponts et ferries.
Partir avant mi-octobre 2026 : la fenêtre idéale pour un voyage réussi
En ce moment, en plein été, l'archipel vit ses plus belles semaines : journées très longues, températures douces et sentiers accessibles. Le climat océanique reste changeant, avec du vent et des averses possibles toute l'année, mais la période allant de l'été jusqu'à la mi-octobre offre la meilleure fenêtre météo, précisément celle couverte par les vols directs depuis Paris. Un conseil qui a fait ses preuves sur place : emporter une bonne veste imperméable et accepter que le ciel change quatre fois dans la journée, car c'est aussi ce qui rend la lumière si spectaculaire. Dernier point qui compte : face à la progression du tourisme, les autorités féroïennes misent sur un tourisme durable, allant jusqu'à fermer temporairement certains sites pour les entretenir avec l'aide de volontaires. Une démarche rare, qui garantit des paysages préservés à ceux qui font le déplacement.
Falaises vertigineuses, cascades plongeant dans l'océan, villages aux toits d'herbe et fjords sauvages : les îles Féroé condensent le meilleur du Grand Nord en un territoire compact, accessible en 2 h 30 depuis Paris jusqu'à la mi-octobre 2026. La Norvège gardera toujours ses adeptes, mais pour qui rêve de fjords sans les heures d'avion ni la foule, l'archipel féroïen a de sérieux arguments. Et si le prochain grand voyage se trouvait finalement à mi-chemin entre l'Écosse et l'Islande ?


