Fini les tarifs délirants de Naples : les français malins filent maintenant vers cette côte italienne très abordable

Oceane V2
Par Oceane B

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Réserver un dîner face à la mer sur la côte amalfitaine sans y laisser 80 euros par personne relève désormais de l'exploit. Entre le prix des transats à 40 euros la journée, les parkings hors de prix et les restaurants qui affichent complet dès 19 heures, beaucoup de vacanciers habitués renoncent purement et simplement à Positano ou Amalfi.

Ce basculement n'est pas qu'une question de budget. C'est aussi une question de tranquillité, de place sur les plages, et de temps passé dans les embouteillages plutôt que dans l'eau. Une autre côte italienne, moins connue, commence à récupérer ces voyageurs déçus, sans les tarifs excessifs ni la foule.

Ce que vous allez découvrir :

  • Pourquoi la côte amalfitaine est devenue un défi financier pour de nombreux vacanciers

  • Une côte italienne alternative de 70 kilomètres, encore préservée du tourisme de masse

  • Les bonnes raisons de privilégier cette destination pour des vacances plus sereines et abordables

La côte amalfitaine victime de son succès : quand le rêve italien coûte une fortune

La côte amalfitaine a longtemps incarné l'élégance à l'italienne, avec ses villages accrochés à la falaise et sa mer turquoise. Ce succès a un revers : les prix ont grimpé au point de décourager une partie des habitués. Une nuit d'hôtel dépasse fréquemment les 300 euros en pleine saison, et certains restaurants de bord de mer facturent des menus à plus de 60 euros sans les boissons.

La route qui relie Sorrente à Amalfi, étroite et sinueuse, se transforme en un véritable casse-tête dès le mois de juin. Les bus s'y croisent difficilement, les taxis pratiquent des tarifs dissuasifs et le stationnement devient une denrée rare. Beaucoup de voyageurs finissent par passer plus de temps à chercher une place de parking qu'à profiter du paysage.

Cette pression touristique a fini par transformer l'expérience elle-même. Les plages publiques, souvent minuscules, sont envahies dès le matin. Pour s'installer confortablement, il faut louer un transat auprès d'un établissement privé, ce qui rajoute encore une dépense au séjour. Ce cumul de contraintes pousse aujourd'hui de nombreux amateurs d'Italie à chercher ailleurs.

Cap sur les Abruzzes : la côte des Trabocchi, le secret de l'Adriatique

À plusieurs centaines de kilomètres de là, sur la mer Adriatique, s'étend une côte bien différente. La Costa dei Trabocchi déroule ses 70 kilomètres dans la province de Chieti, en Abruzzes, entre les villes d'Ortona et de Vasto. L'accès le plus pratique se fait par l'aéroport de Pescara, situé à une trentaine de minutes de route seulement.

Son nom vient des trabocchi, ces étranges plateformes de pêche en bois montées sur pilotis qui s'avancent au-dessus des vagues. Construites autrefois pour capturer le poisson sans avoir besoin de bateau, plusieurs de ces structures ont été transformées en restaurants où l'on mange les pieds presque dans l'eau, dans une ambiance chaleureuse et paisible.

Le long de cette côte, des villages comme San Vito Chietino, Rocca San Giovanni, Fossacesia, Torino di Sangro ou Casalbordino proposent une atmosphère résolument plus calme. Ici, pas de foule compacte sur le front de mer ni de files d'attente interminables. La présence de plusieurs réserves naturelles régionales protège par ailleurs ce littoral préservé des excès de la bétonisation touristique.

Entre mer et authenticité : pourquoi cette côte séduit ceux qui veulent payer le prix juste

Le grand atout de cette côte réside dans sa Via Verde, une piste cyclable et piétonne de 42 kilomètres aménagée sur une ancienne voie ferrée. Ce parcours quasiment plat traverse d'anciens tunnels creusés dans la roche et longe des criques que la route principale ne permet même pas d'apercevoir. Il suffit d'un vélo, loué sur place pour une somme modique, pour explorer la côte à son rythme, sans dépenser une fortune en transport.

Près de Vasto, la réserve naturelle de Punta Aderci mérite à elle seule le détour. Réputée pour ses falaises spectaculaires et sa végétation méditerranéenne, elle abrite plusieurs plages préservées. Punta Penna, vaste croissant de sable où nichent des espèces protégées, offre un cadre naturel sauvage, loin des alignements de transats payants.

La qualité de l'eau n'a rien à envier aux stations les plus réputées : la région des Abruzzes reçoit chaque année plusieurs distinctions Pavillon Bleu pour la propreté de ses eaux de baignade. Les tarifs pratiqués sur place, que ce soit pour l'hébergement, la location de vélos ou la restauration, restent nettement plus abordables que ceux affichés sur la côte amalfitaine.

La côte des Trabocchi n'a pas vocation à remplacer Amalfi dans l'imaginaire collectif, et ce n'est probablement pas ce que recherchent ceux qui la choisissent. Ce littoral abruzzais offre autre chose : des plages accessibles, une nature intacte et des villages où l'on peut encore dîner sans calculer chaque euro dépensé. De quoi redonner du sens à l'idée de vacances italiennes, loin des circuits saturés.

Oceane V2

Grande voyageuse avant tout, j’ai posé ma valise dans de nombreux pays. C’est donc tout naturellement que je suis devenue rédactrice voyage, pour partager cette passion et raconter tout ce que je vis.

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