Vous voyez cette scène culte où Belle traverse son village un livre à la main, en saluant le boulanger ? Ce décor de conte de fées n'est pas sorti de nulle part. En 1989, les directeurs artistiques de chez Disney ont pris leurs carnets de croquis et ont fait un grand road-trip en France. S'ils ont choisi la Loire pour les châteaux, ils ont complètement flashé sur la Route des Vins d'Alsace pour imaginer le village de l'héroïne.
Si vous voulez vous offrir un vrai shot de nostalgie et marcher en vrai dans le dessin animé, voici le combo parfait à tester d'urgence.
Riquewihr : le coup de foudre immédiat
Quand on débarque à Riquewihr, l’effet est presque troublant. Vous grimpez la rue principale pavée, et vous êtes cerné par des maisons de vignerons à colombages bleues, jaunes, roses, des volets peints et des vieilles enseignes en fer forgé. Le village est tellement compact et préservé derrière ses remparts qu'on a l'impression d'évoluer sur un plateau de cinéma. C'est l'inspiration numéro un des studios pour le côté bourg fortifié.
Le chaînon manquant : la fontaine d’Eguisheim
L'article d'origine l'oubliait, et pourtant, c'est le clou du spectacle. À Eguisheim, juste à côté de Colmar, posez-vous sur la place du château Saint-Léon. Au milieu trône une immense fontaine circulaire fleurie. C'est exactement la même que celle du film, celle où Belle s'assoit pour lire ses histoires aux moutons. Le niveau de ressemblance est fou.
Ribeauvillé et Colmar pour compléter le tableau
Pour prolonger la magie, poussez jusqu'à Ribeauvillé. Plus étendu, le village apporte cette profondeur typique du film avec ses ruelles qui s'étirent et les ruines des châteaux forts qui veillent sur les hauteurs, tout là-haut sur la colline. Enfin, faites un saut à Colmar : la célèbre Maison Pfister, avec sa cage d'escalier en bois et ses fresques, a servi de modèle direct pour les plans larges de la ville de Belle.
En pratique : Depuis Strasbourg, comptez seulement 30 minutes de TER pour rejoindre Sélestat ou Colmar, puis grimpez dans les navettes locales, les bus de la Route des Vins. Un conseil d'ami : oubliez les talons hauts. Les pavés d'époque ne pardonnent pas, mais c'est aussi pour ça qu'on les aime.


