Emporter un drone pour filmer les dunes de Merzouga ou les ruelles de Chefchaouen est une intention courante chez de nombreux voyageurs. Pourtant, à l'arrivée sur le sol marocain, l'appareil est systématiquement confisqué par les autorités. Le royaume applique une interdiction stricte et sans exception qui piège chaque année des visiteurs non informés.
À retenir
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Le Maroc interdit l'importation et l'usage des aéronefs télépilotés sur tout son territoire, sans distinction de taille ou d'usage.
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Les appareils sont repérés aux rayons X dès l'arrivée et consignés par les douanes.
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Pour récupérer l'équipement au retour, le vol de départ doit obligatoirement s'effectuer depuis le même aéroport.
Un contrôle douanier systématique dès l'arrivée
À la sortie de l'avion, le passage des bagages sous les appareils de contrôle à rayons X est obligatoire. Dès que la structure d'une caméra volante est identifiée dans une valise ou un bagage à main, les douaniers engagent la procédure de saisie. Aucune tolérance n'est accordée pour un usage familial ou touristique.
Le voyageur reçoit un récépissé de consigne permettant de récupérer son matériel au moment du vol retour. Cependant, si le départ s'effectue depuis un aéroport différent de celui d'arrivée (par exemple une arrivée à Marrakech et un retour depuis Casablanca), la restitution s'avère quasi impossible en raison des délais de traitement administratif entre bureaux douaniers.
Une interdiction stricte ancrée dans la loi
La réglementation marocaine prohibe l'importation, la détention et l'utilisation des aéronefs sans pilote civil sur l'ensemble du territoire national. Cette mesure s'applique à tous les régimes douaniers, y compris pour l'admission temporaire et le simple transit, afin de répondre à des exigences de sécurité nationale et de protection de la vie privée.
Les autorisations d'importation pour les particuliers n'étant pas délivrées aux touristes, faire voler un appareil sans permis expose le contrevenant à des amendes allant de 1 165 à 10 000 dirhams (environ 1 000 euros), en plus de la saisie définitive de l'équipement. Des frais de magasinage quotidiens sont également appliqués lors de la consigne en aéroport.
Les alternatives pour immortaliser son séjour
La précaution la plus simple consiste à laisser l'appareil à son domicile avant le départ. Pour obtenir des prises de vue aériennes professionnelles, la seule voie légale consiste à faire appel à des prestataires locaux agréés, seuls habilités à obtenir les autorisations de survol auprès des autorités.
Pour les souvenirs personnels, l'utilisation des reliefs naturels, des terrasses de demeures traditionnelles ou des remparts associée à un téléphone portable récent ou un appareil photo permet de capturer des images de qualité sans enfreindre la législation.
Vérifier la réglementation relative au matériel électronique avant un voyage hors de l'Union européenne demeure indispensable pour éviter la perte définitive d'un équipement coûteux dès l'arrivée.

