Je pensais que mon chien pourrait prendre l’avion avec moi : ce qu’on m’a dit au comptoir m’a glacée

Oceane V2
Par Oceane B

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C’est le coup de massue classique des départs en vacances : les valises sont prêtes, vous avez payé le supplément pour le chien sur internet, mais l'agent d'escale vous bloque net au comptoir. Pas question d'embarquer l'animal. La cause ? Son nez écrasé. À cause de leur morphologie, les chiens dits « brachycéphales », comme les bouledogues français ou anglais, les carlins et les boxers, sont devenus la hantise des compagnies aériennes.

Le voyage en soute, c'est fini

La règle n'a rien à voir avec le comportement du chien ou ses vaccins, c'est une question de survie. Avec leur face aplatie, ces chiens respirent déjà mal en temps normal. En altitude, c'est pire : le stress, les changements de pression et les coups de chaud dans les cales de l'avion forment un cocktail mortel.

Après plusieurs drames de chiens morts asphyxiés en plein vol, les compagnies ont tranché. Air France, KLM, Lufthansa et la plupart des autres transporteurs interdisent totalement ces races en soute. Si vous arrivez avec votre chien dans une cage de transport classique pour la soute, vous resterez sur le tarmac, c'est non négociable.

Le piège de la réservation en ligne

On pourrait légitimement penser que les sites internet des compagnies bloquent l'achat du billet si le chien n'a pas le droit de voler. C'est tout le contraire. Lors de la réservation, les formulaires en ligne demandent le poids de l'animal, mais quasiment jamais sa race. Le système encaisse votre argent, valide l'option, et vous laisse partir tranquille.

La liste noire, elle, reste bien cachée dans les petites lignes des conditions générales. Résultat : le piège se referme uniquement le jour J. C’est l’agent d’escale, en vérifiant le passeport ou le carnet de santé de l'animal au guichet, qui découvre la race et bloque l'embarquement à la dernière minute.

L'impasse du poids en cabine

La seule exception concerne la cabine, mais elle ne sauve pas tout le monde. Si votre toutou est un petit gabarit, un jeune chiot ou un carlin miniature, et qu’il pèse moins de 8 kilos avec son sac de transport, il peut voyager à vos pieds sous le siège.

Le vrai problème concerne les chiens adultes. Un bouledogue français standard dépasse presque toujours les 10 ou 12 kilos. Il est donc trop lourd pour voyager avec vous, et strictement interdit en soute. L'animal se retrouve coincé dans une impasse administrative totale.

Les solutions pour ne pas le laisser à quai

Si vous avez l'une de ces races à la maison, mieux vaut oublier l'avion et vous organiser autrement :

  • Anticipez avant d'acheter : N'attendez pas de remplir le formulaire de réservation. Allez chercher directement l'onglet « Animaux » sur le site de la compagnie pour vérifier leur liste de chiens exclus.

  • Privilégiez le train ou la voiture : C'est beaucoup moins stressant et sans aucun danger pour leurs poumons. Si vous devez absolument l'envoyer loin, il existe aujourd'hui des entreprises de transport routier spécialisées pour les animaux, qui font le trajet avec des chauffeurs formés, des véhicules climatisés et des pauses régulières.

Pour ces chiens fragiles, le ciel est devenu une zone interdite. Cet été, pour garder votre compagnon en bonne santé, la seule vraie option reste de voyager sur la terre ferme.

Oceane V2

Grande voyageuse avant tout, j’ai posé ma valise dans de nombreux pays. C’est donc tout naturellement que je suis devenue rédactrice voyage, pour partager cette passion et raconter tout ce que je vis.

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