Majorque désigne une île de l'archipel espagnol des Baléares. Chaque automne, une partie des habitués de l'île change pourtant ses habitudes. Les prix pratiqués en octobre sur place poussent de plus en plus de vacanciers vers une autre rive de la Méditerranée, à quelques heures de vol depuis la France. Cette destination coche toutes les cases : plage, soleil, ambiance festive, avec un budget nettement plus léger.
- La hausse des prix de l'hébergement et de la restauration à Majorque en octobre pousse les habitués vers d'autres destinations
- Hammamet, en Tunisie, séduit avec dix kilomètres de plage, une offre hôtelière dense (11 hôtels 5 étoiles, 25 en 4 étoiles, 8 en 3 étoiles) et des tarifs bien plus bas qu'aux Baléares
- La destination est accessible via l'aéroport d'Enfidha Hammamet, situé à 40 km, avec des vols directs depuis Paris, Lyon, Marseille, Nantes ou Montpellier en environ deux heures et demie
Majorque en octobre : le charme s'essouffle face à la flambée des prix
L'archipel des Baléares a longtemps incarné une valeur sûre, accessible et ensoleillée, même hors saison estivale. Mais l'équation a changé. L'hébergement et les repas se sont renchéris, rognant sur le pouvoir d'achat des habitués.
Pour beaucoup de vacanciers fidèles à l'île depuis des années, ce glissement tarifaire pèse lourd sur le budget d'un séjour d'automne. L'ambiance y est moins bondée qu'en plein été, mais le rapport qualité prix s'est pourtant dégradé, au point de pousser certains à chercher ailleurs une alternative, bien moins gourmande pour le porte monnaie.
Hammamet, la nouvelle chouchoute des voyageurs en quête de soleil pas cher
Sur la côte du Cap Bon, en Tunisie, Hammamet s'impose comme la station qui fait de l'œil aux anciens fidèles de Majorque. La ville se partage entre deux visages complémentaires : la médina historique du quinzième siècle, avec ses ruelles pavées et sa Kasbah, et Yasmine Hammamet, station balnéaire moderne née dans les années 1990, qui concentre hôtels et complexes en bord de mer.
L'offre hôtelière y est dense et variée : onze établissements cinq étoiles, vingt cinq quatre étoiles et huit trois étoiles se partagent le littoral. Le tourisme constitue d'ailleurs un pilier économique majeur pour la ville, qui a bâti toute une infrastructure autour de l'accueil des visiteurs étrangers. Hammamet est même surnommée le Saint-Tropez tunisien, en référence à ses bars et boîtes de nuit haut de gamme qui animent les soirées.
Côté plage, la station aligne dix kilomètres de sable fin qui s'étirent le long de la péninsule du Cap Bon. Au delà du farniente, les vestiges historiques comme la Kasbah séduisent aussi les curieux venus chercher autre chose qu'un simple transat.
Vol direct, plage et petits prix : le combo gagnant qui change tout
Reste la question de l'accès, souvent décisive dans le choix d'une destination. Hammamet ne possède pas d'aéroport sur place, mais celui d'Enfidha Hammamet se trouve à seulement quarante kilomètres, une distance largement absorbée par un simple transfert.
Depuis Paris Orly, Tunisair programme des vols directs vers Tunis et vers Monastir, deux portes d'entrée pratiques pour rejoindre ensuite la station. Le trajet dure environ deux heures et demie. D'autres compagnies desservent aussi la région directement depuis Lyon, Marseille, Nantes ou Montpellier, ce qui évite bien souvent un détour par la capitale.
L'accessibilité reste l'un des atouts majeurs de cette destination. En environ deux heures et demie de vol, les voyageurs français rejoignent un littoral où tradition et modernité se mêlent, avec des tarifs d'hébergement et de restauration nettement plus doux que ceux pratiqués aux Baléares à la même période. De quoi expliquer pourquoi tant d'habitués de Majorque regardent désormais vers le Cap Bon pour leur virée d'automne.
Entre une île espagnole devenue plus onéreuse et une station tunisienne accessible en vol direct, le choix semble de plus en plus tranché pour les habitués des courts séjours d'automne. Hammamet cumule les arguments : plage étendue, patrimoine, vie nocturne et budget maîtrisé. Reste à savoir si Majorque saura reconquérir ses fidèles, ou si le Cap Bon s'installera durablement dans les habitudes des voyageurs français.

