Le chariot passe, le café fume, le thé embaume la cabine. Et pourtant, derrière le rideau, personne dans l'équipage n'y touche jamais. Une hôtesse de l'air, Kat Kamalani, a mis le doigt sur ce détail en vidéo sur TikTok, cumulant plus de 1,7 million de vues. Son constat est sans appel : aucun membre d'équipage ne boit de thé ou de café à bord, et la raison tient en un mot, l'eau.
- Les hôtesses de l'air évitent le café et le thé à bord car ils sont préparés avec l'eau des réservoirs embarqués, souvent croupissante.
- Les compagnies ne sont légalement tenues de stériliser ces citernes que quatre fois par an, laissant l'eau stagner entre deux nettoyages.
- Les percolateurs du bord ne faisant pas bouillir l'eau à 100 °C, le chauffage ne suffit pas à éliminer les bactéries présentes dans les cuves.
Pourquoi le café et le thé à bord posent problème
Ce qui pose réellement problème avec le café et le thé, c'est l'origine de l'eau. Le café et le thé viennent d'une machine à eau chaude reliée à un réservoir embarqué, à la propreté douteuse, celui-là même que Kamalani pointe du doigt. Elle précise que la machine à chauffer l'eau est nettoyée régulièrement, mais que la citerne, elle, accumule de l’eau croupissante. Un ancien steward a confirmé ce constat en commentaire, écrivant sans détour : « En tant qu'ancien steward je peux affirmer que c'est 100 % vrai ». Ce témoignage n'est pas isolé : une autre hôtesse de l'air, Jamila Hardwick, avait déjà raconté la même chose de son côté, expliquant que ni elle ni ses collègues ne boivent jamais de boissons chaudes en vol.
À cela s'ajoute une contrainte technique : les machines à bord chauffent l'eau autour de 80 °C pour éviter les brûlures en cas de turbulences, une température insuffisante pour éliminer les germes d'une eau stagnante.
Ce que révèle vraiment l'hygiène des réservoirs d'eau des avions
Le détail qui change tout, c'est la fréquence d'entretien de ces réservoirs. Hardwick avait expliqué que les compagnies ne sont légalement tenues de stériliser ces conteneurs que quatre fois par an. Entre deux nettoyages, l'eau stagne et rien ne garantit sa fraîcheur. Aux États-Unis, l'Agence de protection de l'environnement (EPA) impose aux compagnies de désinfecter et rincer les réservoirs d'eau quatre fois par an. Des analyses sanitaires de l'agence ont pourtant révélé à plusieurs reprises la présence de bactéries coliformes dans les réseaux d'eau d'avions de ligne. Entre deux nettoyages trimestriels, la formation de biofilms dans les citernes reste un problème récurrent.
Hardwick avait aussi déconseillé l'usage des couvertures fournies à bord. Si elles sont lavées, rien ne garantit qu'elles le soient correctement.
Les boissons à privilégier en vol
Pour étancher sa soif en vol, le réflexe à adopter reste simple : privilégier l'eau en bouteille scellée, les jus et les sodas en canette servis directement dans un verre, qui ne passent pas par les circuits d'eau de l'appareil.
Face à ce constat, il s'agit d'éviter le café et le thé préparés avec l’eau des réservoirs de bord. Sur un vol long de dix heures, même lorsque le chariot les sert gratuitement, il faut faire comme les membres d'équipage et refuser ces boissons chaudes. Leur témoignage sur l'hygiène des réservoirs d'eau vaut largement un avertissement.
Ce choix permet de voyager plus sereinement. La vigilance ne coûte rien, et elle évite de s'exposer à une citerne à l'eau croupissante.


