« On rêvait de Santorin mais pas à ce prix » : 5 îles où l’on a retrouvé la même beauté pour moitié moins cher

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Par Océane B.

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Santorin continue de faire fantasmer tout le monde. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, beaucoup de voyageurs découvrent surtout le prix du fantasme une fois la réservation lancée. Entre les hôtels accrochés à la caldeira, les restaurants qui facturent autant la vue que l’assiette et les transferts à répétition, quelques jours sur l’île peuvent vite coûter le prix d’un très beau voyage ailleurs en Méditerranée.

Ce qui est amusant, c’est que la plupart des gens ne cherchent pas vraiment Santorin. Ils cherchent une sensation. Celle d’une île lumineuse où l’on passe des ruelles blanches à une mer bleue électrique en quelques minutes. Celle d’un dîner qui dure longtemps face au port. Celle d’un endroit qui donne l’impression d’être loin sans partir à l’autre bout du monde.

Et cette sensation-là existe encore ailleurs.

Salina, l’île italienne où les couchers de soleil ressemblent encore à des vrais couchers de soleil

Dans les Éoliennes, au nord de la Sicile, Salina donne immédiatement l’impression d’une Méditerranée plus adulte, plus calme, presque intacte. L’île n’essaie pas d’être tendance et c’est précisément ce qui la rend séduisante.

À Malfa, les terrasses regardent le soleil tomber derrière les autres îles volcaniques pendant que les serveurs apportent des granités au citron et du poisson grillé sans mise en scène excessive. Les routes traversent des paysages verts et volcaniques qui changent complètement des Cyclades, mais procurent cette même sensation de décor spectaculaire.

Le luxe ici n’est pas dans les piscines suspendues au-dessus des falaises. Il est dans le silence, les baignades du matin et les soirées qui finissent tard sur les petits ports.

Et surtout, Salina n’a pas encore cette fatigue touristique que l’on ressent parfois dans les destinations devenues trop célèbres.

Procida, la petite île italienne que Naples a longtemps gardée pour elle

Pendant des années, tout le monde partait à Capri. Les Napolitains un peu malins, eux, continuaient souvent d’aller à Procida.

Il suffit d’arriver à Marina Corricella pour comprendre pourquoi. Les façades roses, jaunes ou bleu pâle descendent vers le port dans un désordre magnifique. Les pêcheurs croisent les voyageurs, les scooters passent entre les tables et le linge sèche encore aux fenêtres. Rien ne semble figé pour les photos.

Procida a gardé quelque chose de populaire au sens noble du terme. On y mange très bien sans devoir réserver trois semaines à l’avance et les soirées ressemblent encore à des soirées de vacances normales, pas à des décors de série Netflix.

Le plus agréable reste peut-être cette impression de vivre quelques jours dans une vraie île italienne, pas dans une destination construite uniquement autour du tourisme.

La Maddalena, ce bleu irréel qu’on associe toujours aux Maldives

Les Français connaissent la Sardaigne, mais beaucoup passent à côté de l’archipel de La Maddalena. Pourtant, certains coins donnent presque l’impression d’avoir changé de continent.

Entre Caprera, Spargi ou Budelli, l’eau devient parfois tellement transparente qu’on distingue les reliefs du sable plusieurs mètres plus bas. Vu depuis les rochers, le dégradé de bleu paraît presque artificiel.

La différence avec Santorin, c’est qu’ici le spectacle ne vient pas des villages perchés, mais de la mer elle-même. Les journées tournent autour des criques, des traversées en bateau, des routes panoramiques et des longues pauses en terrasse dans le port de La Maddalena.

Même en plein été, l’ambiance reste souvent plus détendue que dans les grandes stars méditerranéennes où chaque coucher de soleil finit par ressembler à une attraction touristique.

Formentera, l’île qui réussit encore à ralentir les gens

À quelques kilomètres d’Ibiza, Formentera donne presque l’impression d’être dans un autre pays. Le rythme change immédiatement. Les voitures ralentissent, les gens parlent moins fort et les journées recommencent à suivre la lumière plutôt que les horaires.

Le matin, les plages de Migjorn ou de Ses Illetes prennent des couleurs incroyables. L’après-midi, les voyageurs circulent à vélo ou en scooter entre les petits villages blanchis par le soleil. Et le soir, tout le monde finit plus ou moins devant la mer.

Formentera reste une destination recherchée, surtout en juillet et août, mais elle garde une forme de simplicité très rare dans les Baléares. On y trouve encore des restaurants sans musique assourdissante, des plages où l’on peut rester longtemps et des coins où le téléphone finit par rester au fond du sac.

Gozo, la Méditerranée version roche, vent et grand bleu

Gozo ne joue pas dans le registre carte postale parfaite. L’île maltaise est plus brute, plus sèche, plus minérale. Et c’est exactement ce qui plaît.

Les falaises autour de Dwejra, les salines de Xwejni ou les criques rocheuses donnent parfois l’impression d’une Méditerranée plus ancienne, moins décorative. Ici, le paysage a du relief, du vent et du caractère.

Le soir, les terrasses de Victoria ou de Xlendi se remplissent doucement pendant que les derniers bateaux rentrent au port. L’ambiance reste simple, détendue et très loin des stations balnéaires qui passent l’été à essayer de produire du “waouh” permanent.

Gozo fonctionne particulièrement bien pour ceux qui aiment alterner baignades, marche, bonnes tables et longues journées sans programme précis.

Finalement, le vrai privilège aujourd’hui, c’est peut-être l’espace

Toutes ces îles ont un point commun : elles donnent encore l’impression de voyager avant d’avoir l’impression de consommer une destination.

Bien sûr, aucune n’est secrète. La Méditerranée entière attire du monde dès que l’été arrive. Mais à Salina, Procida, La Maddalena, Formentera ou Gozo, il reste encore ce que beaucoup cherchent désormais sans toujours réussir à le trouver à Santorin : de la place, du calme, des soirées spontanées et cette sensation très simple de respirer un peu mieux dès l’arrivée.

Oceane V2

Grande voyageuse avant tout, j’ai posé ma valise dans de nombreux pays. C’est donc tout naturellement que je suis devenue rédactrice voyage, pour partager cette passion et raconter tout ce que je vis.

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