Pourquoi on tombe souvent malade après un vol (et comment l’éviter)
Il y a ce petit rituel dont on se passerait volontiers. Après des semaines d’attente, les valises sont enfin bouclées et l’avion atterrit à destination. Les vacances commencent, les beaux jours arrivent, et l’on s’imagine déjà profiter pleinement des premiers moments sur place.
Mais quarante-huit heures plus tard, le tableau change parfois brutalement. Le nez se met à couler, la gorge pique, la fatigue s’installe. Au lieu de découvrir les environs, on se retrouve à chercher une pharmacie ou à passer la matinée au lit.
Et ce scénario ne concerne pas uniquement l’arrivée sur le lieu de vacances. Beaucoup de voyageurs remarquent aussi que les symptômes apparaissent quelques jours après le retour, lorsque le rythme quotidien reprend. Le voyage semble terminé, et pourtant le corps, lui, accuse encore le coup.
On parle souvent, un peu fataliste, du « rhume du voyage ». Pourtant, ce phénomène n’a rien de mystérieux. Il s’explique assez bien lorsqu’on comprend ce qui se passe réellement dans une cabine d’avion.
Le rhume qui apparaît après le voyage
Le réveil peut être surprenant. La veille encore, tout allait bien. Et soudain, la gorge devient sèche, la tête un peu lourde, la voix plus rauque.
Dans bien des cas, il s’agit d’une infection respiratoire banale qui se déclare simplement après le voyage. Les virus circulent facilement dans les lieux très fréquentés comme les transports ou les aéroports, et les symptômes apparaissent parfois un ou deux jours plus tard.
C’est d’ailleurs pour cette raison que certaines personnes tombent malades au début des vacances, tandis que d’autres ressentent les premiers signes une fois rentrées chez elles. Le vol n’est pas toujours la seule cause, mais il peut fragiliser l’organisme et favoriser l’apparition de ces désagréments.
L’air de l’avion n’est pas aussi « sale » qu’on le croit
La première idée reçue concerne la climatisation. Beaucoup imaginent que l’air d’un avion est recyclé en permanence avec les microbes des passagers.
En réalité, les avions modernes sont équipés de systèmes de filtration très performants. L’air de la cabine est régulièrement renouvelé et passe par des filtres dits HEPA, capables de retenir la grande majorité des particules, y compris de nombreux virus et bactéries.
L’air en cabine est donc généralement très filtré. Le problème vient en réalité d’un autre facteur.
Un air extrêmement sec
Le véritable défi pour l’organisme pendant un vol, c’est l’humidité très faible de la cabine.
À haute altitude, l’air est naturellement très sec. Une fois pressurisé dans l’avion, le taux d’humidité peut descendre autour de 10 à 20 %, bien moins que dans un logement classique.
Cette sécheresse assèche les muqueuses du nez et de la gorge. Or ces muqueuses constituent une première barrière naturelle contre les virus et les bactéries. Lorsqu’elles sont desséchées, elles deviennent plus sensibles aux irritations et aux infections.
C’est pourquoi il est recommandé de boire régulièrement pendant le vol et, si besoin, d’utiliser un spray nasal à base de sérum physiologique pour hydrater les voies respiratoires.
Les surfaces, un vecteur souvent oublié
On pense souvent aux éternuements ou à la toux des voisins, mais la transmission des microbes peut aussi se faire autrement.
Dans un avion, certaines surfaces sont très manipulées : la tablette, les accoudoirs, les ceintures de sécurité ou encore les écrans tactiles. Ces éléments peuvent conserver des traces de microbes laissés par les passagers précédents.
Un geste simple peut limiter ce risque : nettoyer rapidement la tablette et l’accoudoir avec une lingette, puis se laver les mains avant de manger.
La fatigue du voyage joue aussi un rôle
Le vol n’est qu’une partie du trajet. Avant même d’embarquer, le corps a déjà été sollicité : trajet vers l’aéroport, files d’attente, contrôles de sécurité, horaires parfois très matinaux.
Ce stress et ce manque de sommeil peuvent temporairement affaiblir les défenses immunitaires. Lorsque l’organisme est fatigué, il devient plus sensible aux infections.
Se reposer pendant le vol, même brièvement, peut aider à limiter cet effet.
Pourquoi on a souvent froid en avion
Beaucoup de voyageurs se plaignent également d’avoir froid en cabine. La température y est pourtant généralement maintenue autour de 20 à 24 °C.
La sensation de froid vient surtout du fait que l’on reste longtemps immobile dans un air sec et en circulation.
La solution la plus simple reste celle des voyageurs expérimentés : porter plusieurs couches de vêtements, faciles à enlever ou à remettre selon la température.
Quelques réflexes simples à avoir
Sans transformer le voyage en parcours sanitaire, quelques habitudes peuvent faire la différence :
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boire régulièrement pendant le vol,
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hydrater les voies nasales si nécessaire,
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nettoyer la tablette et les accoudoirs,
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se laver les mains avant de manger,
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se reposer autant que possible.
Ces gestes simples permettent souvent d’arriver à destination — ou de rentrer chez soi — dans de bien meilleures conditions.
Commencer… et finir ses vacances du bon pied
Voyager en avion ne condamne pas à passer les premiers jours de vacances — ou la semaine de reprise — avec un rhume.
En comprenant les effets de l’air sec, de la fatigue et de la promiscuité dans les transports, il devient plus facile de s’en prémunir.
Quelques précautions suffisent souvent à transformer l’expérience : au lieu de démarrer les vacances sous les mouchoirs, ou de revenir fatigué et enrhumé, on peut profiter pleinement du voyage du premier au dernier jour.


