Le thermomètre affiche 12 degrés, le ciel hésite entre gris et bleu, et pourtant certains ont déjà trouvé la parade. Loin des clichés du week-end cocooning sous plaid, deux destinations françaises misent sur un mélange rare : l'eau chaude naturelle et les grandes forêts d'automne. Direction la Normandie et l'Auvergne, où les sources thermales n'attendent que les frileux.
- Bagnoles-de-l'Orne, seule station thermale du Grand Ouest, propose le B'O Spa Thermal pour des séjours bien-être courts au cœur du Parc naturel régional Normandie-Maine
- Le Mont-Dore, en Auvergne, offre des sources chaudes entourées de massifs volcaniques et de sentiers de randonnée automnale, mais il convient de vérifier ses dates d'ouverture saisonnières
- L'eau thermale de Bagnoles-de-l'Orne est reconnue pour ses vertus anti-œdème et relaxantes, efficaces notamment en rhumatologie, phlébologie et gynécologie
Le froid d'octobre n'est plus une excuse pour rester chez soi
Chaque année, le même scénario se répète. Les températures chutent, les week-ends raccourcissent, et l'envie de sortir s'évapore avec la chaleur de l'été. Sauf qu'il existe une alternative : des stations thermales nichées en pleine forêt, où l'eau minérale jaillit à température constante, quelle que soit la saison. Ni la pluie ni le vent n'y changent grand-chose. La concentration en oligo-éléments et en gaz dissous garantit un débit stable toute l'année, ce qui permet de profiter des bienfaits de l'eau chaude même quand l'automne s'installe pour de bon. Deux noms reviennent souvent chez les amateurs de ce type d'escapade : Bagnoles-de-l'Orne, en Normandie, et le Mont-Dore, en Auvergne.
Bagnoles-de-l'Orne, la parenthèse thermale au cœur de la forêt normande
À seulement 2h45 de Paris, Bagnoles-de-l'Orne reste la seule station thermale du Grand Ouest. La commune est intégrée au Parc naturel régional Normandie-Maine, ce qui offre un vaste terrain boisé, idéal pour les randonnées automnales entre deux passages aux thermes. En octobre, la température moyenne y tourne autour de 15,6 degrés, et l'affluence de curistes atteint son pic. L'établissement propose deux espaces distincts : le B'O Thermes, réservé aux cures conventionnées de trois semaines, et le B'O Spa Thermal, pensé pour des séjours bien-être plus courts, parfaits pour un week-end. L'eau thermale y est reconnue pour ses propriétés anti-œdème et relaxantes, particulièrement efficaces sur les troubles circulatoires et rhumatismaux. Bagnoles-de-l'Orne reste d'ailleurs le seul établissement du nord-ouest de la France réputé en rhumatologie, phlébologie et gynécologie. Côté hébergement, le choix ne manque pas à proximité immédiate des thermes : appartements meublés, hôtels, résidences ou maisons d'hôtes se partagent les rues d'une commune classée Petites Cités de Caractère, un label qui valorise son patrimoine architectural bien au-delà du tourisme thermal.
Le Mont-Dore, entre eaux chaudes et grand air auvergnat
À l'autre bout du pays, le Mont-Dore incarne une autre facette de cette échappée thermale. Nichée en plein cœur du Massif central, la station auvergnate mise elle aussi sur ses sources chaudes et son environnement forestier pour attirer les amateurs de grand air. Les massifs volcaniques qui l'entourent offrent des sentiers de randonnée particulièrement prisés à l'automne, quand les couleurs des hêtraies rivalisent avec celles de la Normandie. Pour la saison 2026, l'établissement thermal du Mont-Dore accueille les visiteurs jusqu'au 4 novembre (avec un dernier départ de cure conventionnée fixé au 16 octobre), ce qui laisse tout le mois d'octobre pour profiter des soins et des couleurs d'automne.
Entre la Normandie et l'Auvergne, le choix dépendra surtout de l'envie du moment : ambiance bocagère et patrimoine architectural d'un côté, panoramas volcaniques et grands espaces de l'autre. Dans les deux cas, l'eau chaude et la forêt automnale forment un duo qui change radicalement la perception d'un week-end à 12 degrés.


