En plein été, quand l’apéro s’étire sur le balcon et que les verres tintent doucement, il suffit parfois d’une bouchée pour mettre tout le monde d’accord. Ces mini tatins salées arrivent encore tièdes, avec un parfum de tomates confites et une pâte qui craque sous la dent. Le secret, c’est ce fond collant et doré qui accroche juste ce qu’il faut aux moules à tartelettes, comme une petite gourmandise caramélisée. On croque, on tombe sur du juteux, du fondant, puis une note plus corsée qui fait saliver. Et là, forcément, ça se passe comme toujours : le plat se vide en quelques minutes, puis la question tombe. On les refait quand ?
Le twist qui change tout : caraméliser les tomates cerises directement dans les moules à tartelettes
Tout part d’un geste simple : déposer un peu de miel au fond des empreintes, puis poser les tomates côté chair pour qu’elles s’imprègnent et rôtissent en douceur. La cuisson fait le reste : le jus se mêle au miel, l’ensemble devient brillant et légèrement sirupeux, comme un mini caramel salé version tomate. Avec un peu d’oignon rouge juste revenu, on obtient un fond à la fois doux et parfumé, qui rappelle les tomates confites des marchés d’été. Une fois la pâte feuilletée posée dessus, tout se soude à la cuisson. Au retournement, le dessus devient un vrai décor : rouge, laqué, prêt à être picoré.
Les ingrédients : la liste courte qui fait un apéro bluffant (et les options pour varier)
La base tient en peu de choses, mais chaque élément joue sur les contrastes : le sucré-salé du miel et du jambon, et le crémeux de la burrata qui calme la puissance des tomates rôties. Les herbes de Provence apportent l’accent du Sud, et les pistaches signent la finition avec un croquant net. Pour varier, le miel peut être remplacé par un filet de sirop d’érable, les herbes par du thym frais, et le Jambon de Parme par de la coppa ou du speck. En plein été, une pointe de zeste de citron ou quelques feuilles de basilic au service font merveille.
- 300 g de tomates cerises
- 1 oignon rouge
- 4 tranches de Jambon de Parme
- 1 burrata
- 4 cuillères à café de miel
- 1 rouleau de pâte feuilletée
- 1 cuillère à café d’herbes de Provence
- 30 g de pistaches (non salées de préférence)
- 1 filet d’huile d’olive
- Sel, poivre
Les étapes : de la base au dressage, pour des mini tatins croustillantes, fondantes et ultra gourmandes
Préchauffer le four à 200 °C. Couper les tomates cerises en deux et émincer l’oignon rouge. Faire chauffer une poêle avec un filet d’huile d’olive et laisser l’oignon revenir 3 à 4 minutes, juste pour le rendre fondant sans le colorer. Déposer ensuite une cuillère à café de miel au fond de chaque moule à tartelette, puis poser quelques demi-tomates côté chair, bien serrées. Ajouter un peu d’oignon, une pincée d’herbes de Provence, du sel et du poivre : le fond doit être bien garni pour un joli rendu au démoulage.
Découper la pâte feuilletée en 4 disques légèrement plus grands que les moules. Poser un disque sur chaque empreinte et rentrer délicatement les bords à l’intérieur, comme une petite couverture. Piquer la pâte avec une fourchette pour éviter les grosses bulles. Enfourner 18 à 22 minutes, jusqu’à obtenir une pâte bien dorée et gonflée, avec une odeur de tomate rôtie irrésistible. À la sortie du four, attendre 2 minutes : le caramel se stabilise, et le retournement devient plus net.
Retourner chaque mini tatin sur une assiette en un geste franc. Ajouter un morceau de burrata sur le dessus, juste déchirée à la main pour garder ce côté laitier et coulant. Terminer avec une demi-tranche de Jambon de Parme chiffonnée, puis parsemer de pistaches concassées pour le croquant. Ces mini tatins se servent tièdes, quand le dessous reste laqué et que la burrata commence à fondre doucement, mais elles restent délicieuses à température ambiante sur une grande planche à partager.
Au moment de passer à table, l’effet se joue sur le contraste : une pâte qui craque, des tomates caramélisées et juteuses, et une finition ultra gourmande qui appelle un deuxième tour. L’idée se décline à l’infini, mais cette version estivale a ce petit goût de vacances qui met tout le monde d’accord. Alors, plutôt team burrata bien crémeuse, ou envie d’ajouter une touche de basilic pour pousser encore plus loin le parfum du Sud ?

