Ma mensualité de gaz n’a pas bougé d’un euro depuis janvier : en lisant le prix du gaz au 1er novembre, j’ai compris ce que me réservait la régularisation

Ma ligne gaz affiche toujours le même montant qu’en janvier, à l’euro près. J’y voyais la preuve que j’étais à jour, jusqu’à ce que le prix du 1er novembre me force à relire ce chiffre autrement.

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Par L'équipe JDS

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À retenir
  • Une mensualité figée ne reflète pas la consommation réelle de l'hiver.
  • Le prix repère du gaz est passé à 194,90 € TTC le MWh au 1er novembre 2026.
  • Les offres indexées subissent la hausse, les offres à prix fixe la évitent.

Une ligne immobile, une fausse impression d'être à jour

La chaudière est rallumée depuis quelques semaines et ma ligne gaz affiche toujours le même montant qu'en janvier, à l'euro près. J'y voyais la preuve que j'étais à jour. Le prix du gaz au 1er novembre m'a obligé à relire ce chiffre autrement.

Une mensualité qui ne bouge pas ne mesure pas ce que vous consommez.

La mensualisation fonctionne ainsi : onze prélèvements identiques, puis une facture de régularisation au douzième mois, qui réclame la différence en une seule fois. Entre-temps, le montant prélevé reste le même, que l'hiver soit rude ou clément et que les tarifs montent ou non. Ce qui n'est pas payé chaque mois ne disparaît pas. Cela revient en une seule facture au printemps, avec tout l'écart accumulé.

Ce que le 1er novembre change sur le prix du gaz

Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), le prix repère de vente de gaz passe de 182,88 € TTC le MWh en octobre à 194,90 € TTC au 1er novembre 2026. C'est une hausse de 6,6 %, après 6,3 % le mois précédent. Pour les foyers concernés, la CRE évalue l'effet à 12 € TTC en moyenne sur la facture de novembre.

Un calcul personnel, sans valeur officielle, donne l'échelle. En divisant 182,88 par 1,063, on retrouve environ 172 €/MWh avant la hausse d'octobre, donc de septembre à novembre le repère a pris environ 13 %.

Le kWh de chauffage passe de 0,1456 € à 0,1576 € TTC.

Pour les contrats indexés, cela représente +8,3 % sur le prix du gaz réellement brûlé. Le chiffre dépasse la moyenne de 6,6 %, ce qui rappelle qu'un prix repère reste un repère et non votre tarif personnel. Votre mensualité, elle, n'en laisse rien paraître.

Indexé ou à prix fixe : la mention qui décide

Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. La hausse concerne les offres indexées sur le prix repère, pas les offres à prix fixe, dont le tarif reste celui inscrit au contrat. Selon que vous avez signé l'un ou l'autre, les 6,3 % puis 6,6 % s'appliquent à vous ou vous passent au-dessus. L'information devrait figurer dans les conditions de votre contrat, comme sur vos factures.

Un contrat à prix fixe met à l'abri de ces deux hausses, mais pas d'une mensualité calculée sur une consommation trop basse : un hiver plus long que prévu finit dans la facture de régularisation, quel que soit le tarif.

Premier geste : ouvrir le contrat ou l'espace client et chercher la mention du prix, indexé sur le prix repère ou fixe. En cas de doute, un appel au service client tranche la question.

Comment l'écart se transforme en facture de printemps

La mécanique est arithmétique. Chaque mois où la mensualité reste en dessous de la consommation réelle, un écart se creuse, et la régularisation les additionne tous. Pour moi, elle est attendue au printemps, quand le fournisseur comparera le relevé du compteur à la somme déjà versée.

Deux hausses se sont succédé, +6,3 % en octobre puis +6,6 % en novembre. Elles tombent au début de la saison de chauffe, quand les volumes brûlés sont les plus importants. Ma mensualité reste calée sur une estimation établie avant ces hausses. La différence sera donc réclamée à la régularisation, avec l'écart accumulé les mois précédents.

Les 12 € annoncés par la CRE valent pour le seul mois de novembre et pour une moyenne. Le montant réel dépend de votre consommation, et un logement chauffé au gaz y est plus exposé qu'un foyer qui l'utilise seulement pour cuisiner. Les mois suivants pourraient creuser l'écart davantage, puisque c'est là qu'on chauffe le plus.

Réviser sa mensualité avant les mois froids

Le geste tient en deux temps : vérifier si le contrat est indexé ou à prix fixe, puis comparer la mensualité à la consommation réelle consultable dans l'espace client. Un comparateur d'énergie conseille de contrôler ses prélèvements deux fois par an, une fois après l'hiver et une fois avant.

Le réglage se fait en quelques clics dans l'espace client.

Si votre consommation dépasse ce que la mensualité couvre, ajustez à la hausse sans attendre. La différence se répartit alors sur plusieurs mois au lieu de tomber d'un bloc. Après un hiver doux, le raisonnement s'inverse : une mensualité trop haute revient à avancer de l'argent. Gardez une trace écrite de la demande, un mail ou une capture d'écran, au cas où la modification tarderait.

Une option existe parfois, la mensualisation dynamique : le montant est réévalué à chaque relevé du compteur communicant, Linky ou Gazpar, et les prélèvements suivent la consommation presque en temps réel. Elle réduit fortement le risque de régularisation, mais il faut la demander à son fournisseur.

Quand la régularisation arrive malgré tout

Une régularisation salée n'est pas une fatalité. Elle peut souvent être étalée sur 3 ou 4 mois, sur simple demande auprès du fournisseur. Mieux vaut le solliciter avant la date de paiement qu'après un prélèvement rejeté. Précisez le nombre de mensualités souhaité plutôt que d'accepter une répartition standard.

L'étalement règle l'urgence, pas la cause : il faut réviser la mensualité dans la foulée, faute de quoi la même facture se reformera l'année suivante. Quant à moi, je retiens un repère passé d'environ 172 € à 194,90 € le MWh de septembre à novembre, soit environ 13 % de hausse, face à une ligne gaz qui n'a toujours pas bougé.

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