Le bonus écologique a changé de financement. Pour une voiture électrique neuve, l’aide dépend désormais des revenus, du modèle choisi et de l’offre de l’opérateur. Des compléments locaux restent possibles, tandis que le leasing social répond à d’autres conditions. Voici les montants à comparer, les démarches à respecter et trois exemples pour calculer son budget.
Plus de 8 000 € d’aide pour acheter une voiture électrique neuve : mais êtes-vous éligible ? On fait le point

Situation arrêtée au 9 septembre 2026. Les primes commerciales présentées sont des offres datées, pas un barème national garanti.
Le bonus a changé de financeur, et cela brouille la comparaison
Le décret du 30 juin 2025 a supprimé le bonus écologique pour les voitures particulières commandées à partir du 1er juillet 2025. Quelques mois auparavant, la prime nationale à la conversion, qui accompagnait le remplacement d’un ancien véhicule, avait disparu à compter du 2 décembre 2024. Ces anciens dispositifs ne peuvent donc plus être ajoutés au financement d’une nouvelle commande.
L’aide à l’électrique n’a pourtant pas disparu. Le principal dispositif s’appelle désormais « Coup de pouce Véhicules particuliers électriques ». Il repose sur les certificats d’économies d’énergie, les CEE, et non sur le budget qui finançait l’ancien bonus.
Le principe est déjà utilisé pour l’isolation des logements ou le remplacement de certains équipements de chauffage. L’État impose aux vendeurs d’énergie et de carburants concernés, appelés les « obligés », des obligations d’économies d’énergie. Ces entreprises financent des opérations qui génèrent des certificats, ou acquièrent des certificats auprès d’autres acteurs. Le Coup de pouce augmente le volume de certificats associé à certaines acquisitions automobiles.
Pour l’acheteur, le concessionnaire reste souvent l’interlocuteur. Mais l’offre est portée par une entreprise signataire de la charte Coup de pouce, directement ou par l’intermédiaire d’un partenariat avec le constructeur. Le montant n’est pas identique partout : il dépend de la bonification applicable et de l’offre commerciale. Deux propositions doivent donc se comparer à profil et véhicule équivalents.
Le vocabulaire décrypté
RFR par part — Le revenu fiscal de référence figure sur l’avis d’impôt. Pour un seul foyer fiscal, on le divise par le nombre de parts. Ce n’est pas le salaire ou la pension mensuelle.
Décile — L’un des dix groupes de revenus utilisés pour classer les ménages, des plus modestes aux plus aisés.
Éco-score — Le score environnemental du véhicule. Il prend notamment en compte sa fabrication et son acheminement, pas seulement ses émissions lorsqu’il roule.
EEE — L’Espace économique européen : l’Union européenne, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.
M1 — La catégorie administrative des véhicules de transport de personnes comportant au maximum huit places en plus du conducteur.
Masse en ordre de marche — La masse du véhicule prêt à circuler, selon la définition réglementaire, avec notamment le conducteur et ses équipements. Elle ne se confond pas avec la masse maximale autorisée en charge.
Le Coup de pouce : déterminer ses droits avant de regarder la prime
Qui peut en bénéficier ?
Le dispositif s’adresse aux personnes physiques résidant en France. Il n’existe pas de plafond général de ressources excluant les ménages aisés : les revenus déterminent le niveau de bonification. Un retraité peut donc bénéficier du Coup de pouce classique, sous réserve des autres conditions.
Quelle voiture ouvre droit à l’aide ?
Toutes les conditions suivantes doivent être réunies :
| Critère | Condition à respecter |
|---|---|
| Catégorie | Voiture particulière neuve de catégorie M1 |
| Motorisation | Exclusivement électrique : les hybrides sont exclues |
| Prix | 47 000 € TTC maximum, batterie comprise, y compris lorsqu’elle est acquise ou louée séparément |
| Masse en ordre de marche | Strictement inférieure à 2 400 kg |
| Poids total autorisé en charge — PTAC | 3,5 tonnes maximum |
| Score environnemental | Au moins 60 points |
Le plafond est exprimé toutes taxes comprises — TTC. Le ministère le présente hors options, tandis que le texte réglementaire mentionne le coût d’acquisition sans détailler celles-ci. Si le prix approche 47 000 €, faites préciser par écrit l’assiette retenue pour l’éligibilité








