Backrooms : pourquoi tout le monde parle déjà de ce film d’horreur avant sa sortie française ?

Backrooms arrive en salles en France ce 17 juin 2026 avec une réputation déjà hors norme. Ce qui aurait pu rester une curiosité de cinéma de genre s’est transformé en phénomène, au point d’attirer l’attention bien au-delà des amateurs d’horreur. Si vous hésitez à tenter l’expérience, voici ce qu’il faut comprendre pour savoir à quoi s’attendre.

Par Lilian B

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Un film construit sur le malaise plutôt que sur l’effet de surprise

Backrooms se démarque par une approche qui privilégie l’inconfort et la perte de repères. L’histoire suit Clark, vendeur de meubles interprété par Chiwetel Ejiofor, qui tombe sur une porte mystérieuse dans le sous-sol de son magasin. De l’autre côté, un univers de couloirs et de bureaux semble s’étirer à l’infini, avec une logique qui échappe aux règles habituelles.

Quand Clark disparaît, sa thérapeute, Mary Kline (Renate Reinsve), décide de partir à sa recherche. Le film met en avant des perspectives dérangeantes, des couloirs interminables et une lumière jaune omniprésente, avec cette impression persistante qu’« quelque chose ne va pas ».

Une origine inattendue : d’une image virale à une légende du web

La trajectoire du projet explique aussi sa singularité. Backrooms ne vient ni d’un roman populaire ni d’une série installée : tout démarre avec une simple photo devenue virale, montrant un bureau désert aux murs jaunâtres, éclairé par des néons. Cette image a nourri une histoire en ligne, centrée sur l’idée d’un immense labyrinthe de pièces vides où l’on pourrait basculer, par accident, hors de la réalité. Ce cadre s’inscrit dans ce que certains appellent les « espaces liminaux » : des lieux familiers, mais troublants dès qu’ils sont vides et silencieux.

Kane Parsons et A24 : la culture Internet propulsée sur grand écran

Le passage au cinéma est porté par Kane Parsons, connu sur YouTube sous le nom de Kane Pixels. À 16 ans, il a publié une série de courts métrages au style de « reportage retrouvé » qui ont cumulé des centaines de millions de vues, tout en installant une mythologie autour des Backrooms. Quatre ans plus tard, il signe un long métrage produit par A24, le studio associé notamment à Hereditary, Midsommar et Everything Everywhere All at Once.

Aux États-Unis, le film a créé la surprise avec un premier week-end à 81 millions de dollars, pour un budget annoncé à moins de 10 millions. Les premiers retours ont notamment mis en avant la photographie de Jeremy Cox, un travail sonore jugé très immersif et la manière dont le long métrage conserve l’atmosphère de la série d’origine tout en prenant une ampleur plus cinématographique.

En résumé, si vous voulez sortir de votre zone de confort en allant au cinéma, il y a fort à parier pour que Backrooms soit le film qu'il vous faut !

Kane Parsons et A24 : la culture Internet propulsée sur grand écran

Mes deux passions n'ont pas grand-chose en commun, mais tant pis, c'est ainsi : l'horlogerie d'un côté, les séries TV de l'autre. Je vous parle des deux ici, en essayant de rendre ces thématiques accessibles au plus grand nombre !

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