Un dôme de verre qui scintille sous un soleil implacable, tandis qu'en contrebas, une ville entière étouffe dans la chaleur et la violence : voilà le décor du nouveau thriller allemand attendu sur Disney+ dès la rentrée.
À l'approche de sa mise en ligne, le 16 septembre, City of Blood s'annonce comme l'une des propositions les plus sombres et les plus ambitieuses de la plateforme cette saison. Huit épisodes, une Berlin méconnaissable, et deux sœurs plongées dans une guerre de pouvoir où le sang fait office de monnaie : de quoi piquer la curiosité des amateurs de séries qui aiment quand la fiction gratte un peu sous le vernis.
- City of Blood, série allemande en huit épisodes, arrive sur Disney+ le 16 septembre, dans une Berlin dystopique divisée par un dôme protégeant une élite de la chaleur climatique.
- Deux sœurs, Bea et Phoebe, interprétées par Lea Drinda et Soma Pysall, découvrent que des vampires contrôlent le crime organisé et convoitent le pouvoir politique de la ville.
- Adaptée des romans graphiques Berlin Noir, la série est réalisée par Philipp Kadelbach et produite par Amusement Park Film, avec Daniel Brühl parmi les producteurs exécutifs.
Berlin, ville dôme : quand le changement climatique crée deux mondes
Le décor de City of Blood pose d'emblée un malaise familier. La série imagine une Berlin dystopique, rongée par le dérèglement climatique, où une poignée de privilégiés s'est retranchée sous un dôme climatisé tandis que le reste de la population survit dans la chaleur, la corruption et une criminalité galopante.
Ce vide de pouvoir, laissé béant par une élite qui a préféré se protéger plutôt que gouverner, devient le terreau idéal pour des forces bien plus anciennes que la politique elle-même. On pense inévitablement à ces récits de villes fracturées entre riches et laissés-pour-compte, mais ici, l'angoisse climatique donne au récit une résonance particulière, presque documentaire malgré son vernis fantastique.
Bea et Phoebe, les deux sœurs qui vont affronter les vampires du pouvoir
Au centre de ce chaos, deux sœurs séparées depuis des années, Bea et Phoebe, se retrouvent au pire moment possible : celui où la ville s'apprête à basculer. Leur retrouvailles ne sont pas de simples retrouvailles familiales, elles deviennent le fil rouge d'une enquête qui les mène tout droit vers une vérité glaçante.
Car derrière les jeux d'influence et les rivalités de clans, ce sont des vampires qui tirent les ficelles du crime organisé, avec l'ambition à peine voilée de s'empare du pouvoir politique. L'idée n'est pas nouvelle en soi, mais le traitement choral et politique dont on parle laisse penser que la série évitera le simple folklore gothique pour s'ancrer dans quelque chose de plus âpre, plus social.
City of Blood : casting, épisodes et date de sortie sur Disney+
Coté production, difficile de ne pas prêter attention à la signature Amusement Park Film, la société derrière À l'Ouest, rien de nouveau, récompensé par quatre Oscars en 2023. Le réalisateur Philipp Kadelbach, également créateur de la série avec Elena Lyubarskaya, retrouve ici la maison de production après leur collaboration remarquée sur Munich Games.
Parmi les producteurs exécutifs figure Daniel Brühl, révélé par Good Bye, Lenin! et bien connu des amateurs de l'univers Marvel, entouré de Malte Grunert et Klaus Dohle, avec Amelie von Kienlin à la production. Le casting, entièrement germanique, réunit Lea Drinda et Soma Pysall dans les rôles des deux sœurs, accompagnées de Franz Hartwig, Jördis Triebel, David Schütter, Mouataz Alshaltouh, Jenny Schily, Dagmar Manzel, Melika Foroutan, Jan Georg Schütte et Lars Eidinger. La série, adaptée des romans graphiques Berlin Noir, comptera huit épisodes et sera disponible sur Disney+ à partir du 16 septembre.
Entre anticipation climatique, thriller politique et fantastique urbain, City of Blood a de quoi séduire ceux qui cherchent autre chose que les productions calibrées habituelles. La rentrée s'annonce chargée sur Disney+, mais cette série allemande, portée par une équipe déjà auréolée de succès critique, pourrait bien s'imposer comme la surprise de cette fin d'été. Reste à savoir si le mélange entre chronique sociale et créatures de la nuit tiendra ses promesses sur la durée d'une saison entière.
