J’ai lancé la série du créateur de Lupin sur HBO Max : au premier épisode, j’ai compris pourquoi les critiques parlaient d’addiction

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Par Axel B.

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Un couple glamour s'affronte devant les tribunaux, deux cabinets d'avocats londoniens s'écharpent pour un divorce qui vire à la guerre totale, et dès le premier épisode, impossible de décrocher. C'est exactement ce qui m'est arrivé devant le premier épisode de War, nouvelle série signée George Kay, qui débarque sur HBO Max en France en ce début d'automne, à raison d'un épisode par semaine.

Le créateur de Lupin et Hijack change radicalement de registre, et le résultat a de quoi surprendre ceux qui pensaient connaître sa patte. Voici pourquoi cette série mérite qu'on lui laisse sa chance, même si le genre judiciaire ne vous a jamais particulièrement attiré.

À retenir
  • War, nouvelle série de George Kay créée sans scène d'action, suit la guerre judiciaire opposant deux cabinets londoniens lors du divorce explosif d'un couple glamour, incarné par Sienna Miller et Dominic West.
  • La série mélange la mécanique de procès de The Good Wife à la tension feutrée d'Industry, misant uniquement sur l'écriture et la psychologie des personnages.
  • Une saison 2, avec un casting renouvelé mené par Marisa Tomei, Kelly Macdonald et David Harewood, a déjà été commandée par HBO avant même la diffusion de la première saison.

Un divorce explosif qui déclenche une guerre entre cabinets londoniens

Tout commence par une séparation. Carla Duval, star de cinéma internationale, demande le divorce de son mari Morgan Henderson, puissant entrepreneur britannique issu du monde de la tech. Rien que de très banal, pourrait-on penser, sauf que cette rupture privée devient rapidement une affaire publique, portée par deux cabinets d'avocats rivaux qui n'ont pas l'intention de perdre.

Derrière le partage de la fortune du couple se joue une véritable guerre d'image, où chaque camp déploie des tactiques dignes d'une bataille militaire. La série de George Kay, principalement réalisée par Ben Taylor, explore avec un soin particulier les coulisses de ces cabinets londoniens : les rapports de pouvoir entre associés, les trahisons internes, et cette obsession du résultat qui prime sur tout le reste. On est loin de l'image poussiéreuse du prétoire que l'on pouvait avoir en tête.

War
Source: DR

The Good Wife rencontre Industry : le cocktail qui rend accro

Si les critiques évoquent une addiction dès les premiers épisodes, ce n'est pas un hasard. War emprunte à The Good Wife sa mécanique de procès entremêlée d'enjeux personnels, et à Industry cette tension feutrée propre aux univers de pouvoir britanniques. Le mélange fonctionne à merveille : les dialogues sont brillants et incisifs, le glamour est omniprésent, et pourtant rien ne semble superficiel.

Autre particularité notable, et c'est sans doute ce qui distingue le plus cette série des précédents travaux de George Kay : il n'y a ici aucune scène d'action, ni explosion, ni combat physique. Contrairement à Lupin, Killing Eve ou Hijack, tout repose uniquement sur la narration dramatique et la tension psychologique entre les personnages. Un pari risqué sur le papier, mais qui donne à la série une intensité presque théâtrale, portée par un casting solide composé d'Archie Renaux, Phoebe Fox, James McArdle, Nina Sosanya, Pip Torrens, Celia Imrie, Nick Mohammed, Emma Laird et Archie Panjabi.

Sienna Miller, Dominic West et une saison 2 déjà en chantier

Au cœur de ce duel judiciaire, Sienna Miller et Dominic West livrent une interprétation magnétique, incarnant avec justesse cette actrice et ce milliardaire dont le divorce tourne à l'affrontement public. Leur alchimie à l'écran porte toute la première saison, composée de huit épisodes diffusés au rythme d'un par semaine. Signe de la confiance accordée au projet par HBO, une deuxième saison a été commandée avant même la diffusion de la première.

Elle racontera une toute nouvelle affaire, avec un casting renouvelé mené par Marisa Tomei, Kelly Macdonald et David Harewood. Une manière habile de renouveler la formule sans s'enfermer dans les mêmes personnages, tout en conservant l'ADN de la série.

Axelb

Passionné de pop culture sous toutes ses formes, Axel ne rate jamais une série qui fait parler, un film à revoir dix fois ou une référence geek à glisser dans la conversation. Mais pas question pour ce jeune quadra de vivre collé à un écran : dès que l’occasion se présente, il enfourche son vélo, prend le large ou part en road trip, toujours curieux de découvrir ce qui l’attend au prochain virage.

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