Disponible sur Canal+ à partir de ce 13 juillet, Prisoner se présente comme une série d’action nerveuse, construite pour tenir le spectateur en alerte sans l’épuiser. Après visionnage des premiers épisodes, la promesse est claire : une fiction rythmée, portée par un duo contraint de faire équipe, et pensée pour ceux qui aiment quand l’intrigue avance vite et que chaque scène a un rôle précis.
Les bonnes raisons de découvrir la nouvelle série d’action avec Tahar Rahim sur Canal+

Un point de départ explosif pour une série sans temps morts
Le récit s’ouvre sur une mission de transport pénitentiaire qui tourne à la catastrophe. Amber Todd, agente chargée d’une escorte, reprend le travail après un congé maternité et doit transférer Tibor Stone, ancien tueur à gages devenu témoin essentiel contre une organisation criminelle appelée Pegasus.
Lorsque le convoi est attaqué sur une route isolée, la situation bascule : dans le chaos, Amber et Tibor se retrouvent menottés l’un à l’autre, sans autre choix que de coopérer pour rester en vie. Cette contrainte simple, presque brutale, sert de moteur immédiat à une fuite qui ne se limite pas à une histoire d’évasion.
La mise en scène d’Otto Bathurst mise sur l’efficacité : l’action est présente, mais elle reste compréhensible et au service de la tension. Les premiers épisodes enchaînent combats physiques, fusillades et déplacements sous pression, avec une sensation de danger qui tient davantage au rythme et aux choix des personnages qu’à la surenchère.
Ce souci d’équilibre donne à Prisoner une dynamique régulière, où l’on suit l’évolution de la traque sans perdre le fil, et où chaque séquence d’action semble posée pour faire avancer la fuite et resserrer l’étau.
Tahar Rahim change de registre, Izuka Hoyle apporte le contrepoids

On attendait Tahar Rahim dans un registre plus physique, et la série joue précisément sur ce déplacement. Connu pour des rôles marquants comme Un prophète ou Monsieur Aznavour, l’acteur incarne ici Tibor Stone, un personnage qui refuse le confort du héros classique : il garde une ambiguïté constante, parfois protecteur, parfois inquiétant, sans chercher à séduire à tout prix. En face, Izuka Hoyle donne à Amber Todd une présence solide : elle représente la loi, la morale et la famille, tout en voyant ses certitudes mises à l’épreuve.
A travers leur relation, Prisoner installe aussi une réflexion sur la corruption institutionnelle et les zones grises de la justice, en suggérant que le danger ne vient pas uniquement de Pegasus. Parmi les menaces, la série introduit notamment Nina Drăgus, tueuse à gages lancée sur les traces de son ancien mentor, ainsi que les dirigeants de l’organisation, déterminés à empêcher Tibor de témoigner.
Classique dans sa formule, mais diablement efficace dans sa réalisation, Prisoner s'impose donc comme l'une des meilleures séries d'action de l'été, à découvrir dès ce 13 juillet sur Canal+.