Le cadran attire tous les regards, mais c’est parfois le fond de boîte qui raconte la plus belle histoire. Chez Maurice Lacroix, la maison jurassienne a choisi de renverser les habitudes : sa nouvelle 1975 Legacy – Signé Saignelégier réserve sa surprise à ceux qui prendront la peine de retourner la montre. Dévoilées en deux éditions limitées à 500 exemplaires chacune, ces pièces célèbrent le lien intime entre la manufacture et son village des Franches-Montagnes. Et le détail gravé dans l’acier a de quoi faire vibrer les collectionneurs.
Cette nouvelle montre Maurice Lacroix cache sur son fond de boîte un détail que les collectionneurs risquent de s’arracher

Saignelégier, le village qui bat au rythme du Jura libre
Tout part d'une date : le 23 juin 1974, jour où l'indépendance du canton du Jura est acceptée, avec un oui massif dans les Franches-Montagnes. Un an plus tard, en 1975, le premier modèle Maurice Lacroix voit le jour, et la production s'installe bientôt à Saignelégier, terre de tradition horlogère depuis le XVIIIe siècle. Ces deux éditions spéciales racontent cette double histoire, ancrée dans un même lieu. La marque, née de la société horlogère Tiara et baptisée du nom du directeur lyonnais de la division soie du groupe Desco Von Schulthess, a fêté récemment son cinquantenaire avec la collection 1975 Legacy, hommage assumé au paysage bucolique du Jura suisse.
Vagues du Jura et chevaux gravés : quand le métal raconte un territoire
Sur le cadran, ardoise ou poudré argenté, serpente le motif breveté des « Vagues du Jura », développé avec un artisan local en clin d'œil aux Côtes de Genève. Mais la vraie révélation se trouve au dos : une gravure laser représentant la Halle du Marché-Concours, avec trois chevaux au premier plan, surmontée de l'inscription « Maurice Lacroix, Saignelégier ». Ce bâtiment emblématique accueille chaque année les festivités dédiées aux Franches-Montagnes, la seule race suisse de chevaux. Autre clin d'œil helvète : les vis qui maintiennent le fond affichent une forme de croix suisse. Un tableau saisi dans le métal, invisible au poignet, mais précieux pour qui aime les objets qui ont une âme.
Héritières de l'esprit de la série « Les Classiques » de 1988, ces montres logent dans un boîtier acier de 39 mm aux finitions satinées, coiffé d'un verre saphir de type glassbox. À l'intérieur bat le mouvement automatique ML 158, doté d'une réserve de marche d'environ 60 heures et d'un rotor décoré de Côtes de Genève. Aiguilles dauphine facettées, index appliqués à la main et teintés or 4N, petite seconde guillochée à effet plissé : le raffinement est partout.
Avec un prix de 1 950 francs suisses et un tirage de 500 pièces par version, la rareté est bien réelle, sans pour autant exiger un budget déraisonnable. Alors, entre le cadran ardoise et le poudré argenté, lequel de ces deux hommages au Jura mérite de rejoindre votre poignet avant que les 500 exemplaires ne s'envolent ?


