Charme rétro et mécanique : comment Movado fait revivre l’une de ses montres les plus mythiques de 1956

Par Lilian B

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Movado souffle les 70 bougies de la Kingmatic en lui offrant un retour attendu. Cette montre qui avait marqué les années 1950 et 1960 revient aujourd'hui sous une forme fidèle à son esprit d'origine, avec un boîtier coussin, un cadran circulaire et des index bombés caractéristiques. Quatre déclinaisons composent cette collection, toutes animées par un mouvement automatique Sellita.

Un modèle qui a marqué l'histoire de la marque

Avant de devenir synonyme du fameux cadran Museum et de son point unique à midi, Movado avait déjà fait sa place dans l'horlogerie suisse. Fondée en 1881 à La Chaux-de-Fonds, la maison lance la Kingmatic en 1956, à une époque où la montre automatique s'impose comme un symbole de modernité. Les déplacements transatlantiques se multiplient, les silhouettes s'affinent, et les manufactures suisses cherchent à loger des mouvements à remontage automatique dans des boîtiers suffisamment raffinés pour accompagner toutes les tenues. La Kingmatic restera au catalogue pendant près de trente ans, traversant ainsi les évolutions du design horloger de l'après-guerre.

Une réinterprétation fidèle à un boîtier de 1962

Plutôt que de reproduire à l'identique la version de 1956, Movado a choisi de s'inspirer d'un boîtier apparu en 1962, reconnaissable à sa silhouette coussin qui enveloppe un cadran rond. Ce jeu de formes donne à la montre un caractère bien particulier : vue de loin, elle semble carrée, mais elle conserve la douceur visuelle propre aux pièces rondes. Les proportions retenues renforcent cette impression de cohérence historique.

Le boîtier mesure 35 x 35 mm pour une épaisseur de 9,5 mm, des dimensions qui en font une véritable montre habillée compacte plutôt qu'un dessin ancien simplement agrandi. Présentée comme un modèle mixte, la Kingmatic devrait convenir à de nombreux poignets, même si sa forme coussin lui donne naturellement plus de présence qu'une montre ronde de même diamètre.

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Source: DR

Quatre versions, un mouvement suisse éprouvé

La collection se décline en quatre références. Deux modèles en acier proposent respectivement un cadran noir associé à un bracelet en cuir brun, et un cadran vert porté par une maille métallique. Deux autres versions, en acier avec une finition couleur or jaune, complètent l'offre : l'une avec un cadran champagne sur cuir noir, l'autre avec un cadran ivoire sur bracelet milanais assorti. Les cadrans reprennent plusieurs codes d'époque, comme leur surface arrondie, leurs index appliqués convexes et une typographie directement inspirée des Kingmatic historiques. L'absence de date simplifie la lecture, et Movado fait le choix assumé de ne pas placer son célèbre point à midi au centre de cette réédition, préférant mettre en avant une autre facette de son patrimoine.

Le choix du bracelet influence sensiblement le rendu final de la montre. Le cuir Saffiano, utilisé sur les deux premières versions, apporte une texture marquée qui évite tout effet trop lisse et renforce le côté habillé de la pièce. La maille métallique, elle, rappelle davantage l'esthétique des années 1960 et devrait donner plus de présence au poignet aux versions verte et ivoire.

Toutes les références embarquent le calibre 608B, basé sur un mouvement Sellita SW200-1 automatique. Visible à travers un fond saphir, ce mécanisme suisse éprouvé offre 41 heures de réserve de marche. Si cette autonomie peut sembler modeste comparée aux calibres les plus récents, elle reste cohérente avec une architecture connue, simple à entretenir et suffisamment compacte pour conserver une épaisseur inférieure à dix millimètres. Avec une étanchéité de 5 ATM, soit 50 mètres, la Kingmatic peut accompagner un usage quotidien sans pour autant devenir une montre sportive. Elle reste avant tout pensée pour être portée avec une chemise ou un costume, tout en gardant, grâce à son format compact et ses cadrans colorés, une allure moins solennelle.

Côté tarifs, les quatre versions s'échelonnent de 1295 à 1450 euros selon la finition choisie. Des prix attractifs qui offrent une belle occasion de redécouvrir cette marque emblématique... et de se rappeler que l'histoire de Movado ne se résume pas à son célèbre cadran Museum.

Mes deux passions n'ont pas grand-chose en commun, mais tant pis, c'est ainsi : l'horlogerie d'un côté, les séries TV de l'autre. Je vous parle des deux ici, en essayant de rendre ces thématiques accessibles au plus grand nombre !

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