Rolex, Patek Philippe, Audemars Piguet : ce que valent vraiment ces montres à la revente en 2026

Choisir une belle montre soulève presque toujours la même question : quelle sera sa valeur dans quelques années ? Trois grands noms reviennent alors dans les conversations, Patek Philippe, Rolex et Audemars Piguet. Mais leur capacité à conserver leur valeur ne se mesure pas d’une seule manière. Selon l’angle choisi, le classement change du tout au tout.

Portrait D'homme Au Regard Expressif
Par Ludovic B.

Vous aimez notre contenu ?

Ajoutez-nous à vos
favoris Google

Patek Philippe, championne des plus fortes primes

Lorsqu'on compare les prix réellement pratiqués sur le marché de l'occasion aux tarifs officiels, Patek Philippe se détache nettement. Un rapport publié par EveryWatch nous apprend que ses modèles se revendent 75,4 % au-dessus de leur prix catalogue. Concrètement, une montre affichée à 50 000 euros dans le réseau officiel peut théoriquement approcher les 88 000 euros sur le marché secondaire. Ce chiffre reste toutefois une moyenne : une Nautilus très recherchée peut atteindre une prime spectaculaire, quand une Calatrava moins spéculative suivra un tout autre chemin.

Il suffit d'ailleurs que quelques modèles très coûteux changent de mains pour faire grimper les statistiques. Derrière elle, Audemars Piguet affiche une prime moyenne de 35,7 %, portée en grande partie par le succès de la Royal Oak. Plus surprenant, Rolex n'arrive qu'en troisième position, avec une conservation de valeur moyenne de 6,1 %.

Rolex, la valeur répartie sur presque tout le catalogue

Le résultat modeste de Rolex s'explique simplement par l'ampleur de son offre. La marque compte près de 1 460 références, dont plus de 1 000 versions de Datejust et de Day-Date, qui conservent généralement moins bien leur valeur que les Daytona, GMT-Master II ou Submariner les plus convoitées. Leur poids fait mécaniquement baisser la moyenne. Mais si l'on change d'indicateur et que l'on regarde la proportion de modèles revendus plus cher que leur prix neuf, Rolex reprend la tête : près de 75,9 % de ses références s'échangent au-dessus du tarif officiel. Audemars Piguet suit avec 67,9 %, tandis que Patek Philippe recule à 52 %.

Deux logiques se dessinent ainsi. Rolex protège une valeur régulière sur une large partie de son catalogue, quand Patek Philippe génère des primes bien plus élevées, mais concentrées sur une sélection réduite. Entre les deux, Audemars Piguet apparaît comme le compromis le plus homogène, bien placée sur les deux critères. Les autres maisons restent en retrait : Cartier se négocie en moyenne 13,6 % sous son prix catalogue, Tudor 14 %, Vacheron Constantin 19,3 %, Omega 20,5 % et Breitling 28,2 %. Chez Omega et Breitling, moins de 1 % des références étudiées dépassent le prix neuf.

💡A lire aussi : Pourquoi de plus en plus de collectionneurs délaissent Rolex pour des marques que personne ne connaît ?

M76188 2403ac 004
Source: DR

Une hausse de tarif peut tout rebattre

La conservation de valeur n'a rien d'une donnée figée, et Patek Philippe l'a bien montré. Sa prime moyenne tournait autour de 79 % en janvier, puis 82 % en février et en mars. Après une augmentation des tarifs officiels, elle est retombée à 73 % en mai, avant de remonter à 75 % en juin. Les montres n'ont pas perdu de leur attrait du jour au lendemain : c'est surtout leur prix neuf qui s'est rapproché des cotes du marché secondaire, réduisant l'écart entre les deux. Autrement dit, une simple décision tarifaire peut bousculer les statistiques sans que la demande ait réellement bougé. Au final, aucune marque ne l'emporte sur tous les tableaux.

Une décote peut même représenter une belle opportunité pour l'acheteur, une Omega ou une Vacheron Constantin récente devenant souvent plus accessible après quelques années. Et surtout, une montre reste avant tout un objet de plaisir : son modèle, son état, sa rareté et le prix payé au départ pèseront toujours plus lourd que le seul nom inscrit sur le cadran.

Portrait D'homme Au Regard Expressif

Automobiles ou horlogères, j'aime les belles mécaniques et tout ce qui s'y rapporte. Les voitures et les montres, c'est mon quotidien pour le Journal des Seniors !

Aucun commentaire à «Rolex, Patek Philippe, Audemars Piguet : ce que valent vraiment ces montres à la revente en 2026»

Laisser un commentaire

Les commentaires sont soumis à modération. Seuls les commentaires pertinents et étoffés seront validés
* Champs obligatoires