On s’obstine tous à souffler plus fort quand le point de côté arrive, alors que ce petit réajustement du buste le fait céder en quelques pas

Marie R
Par Marie R.

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Ce point qui vous poignarde sous les côtes en pleine reprise du jogging automnal, vous le connaissez par cœur. Il arrive toujours au même moment, souvent au même endroit, et votre premier réflexe est immanquablement le même : forcer sur la respiration, souffler plus fort, serrer les dents en espérant qu'il passe tout seul. Sauf qu'il ne passe pas, ou alors très lentement, et il vous gâche une bonne partie de la sortie. Il existe pourtant un geste tout simple, presque contre-intuitif, qui peut désamorcer la crise en quelques foulées à peine. Un réajustement du buste, rien de plus, mais qui change complètement la donne.

À retenir
  • Le point de côté est causé par un dos voûté qui comprime mécaniquement le diaphragme, et non par un manque d'air
  • Redresser le buste, ouvrir la cage thoracique et respirer par le ventre suffit à soulager la douleur en quelques foulées
  • Éviter de manger juste avant l'effort et travailler le gainage régulièrement réduit les risques de récidive

Pourquoi votre point de côté revient toujours au même endroit

Si le point de côté s'installe systématiquement du même côté, ce n'est pas un hasard ni une fatalité personnelle. La cause est presque toujours mécanique plutôt que respiratoire au sens strict. Quand vous courez en laissant le dos s'arrondir, ce qui arrive naturellement en fin d'effort ou quand la fatigue s'installe, le buste s'affaisse vers l'avant. Or, courir avec le dos voûté comprime mécaniquement le diaphragme et déclenche des spasmes musculaires latéraux, exactement à l'endroit où vous sentez cette douleur lancinante. Le diaphragme, ce grand muscle en forme de dôme situé sous les poumons, se retrouve littéralement écrasé entre la cage thoracique tassée et les organes abdominaux comprimés par la posture. Il tire alors sur les ligaments qui le relient au foie ou à la rate selon le côté touché, d'où cette sensation de point précis et récurrent. Souffler plus fort dans ces conditions n'arrange rien, puisque le problème n'est pas un manque d'air mais un espace insuffisant pour que le diaphragme travaille correctement.

Le réajustement postural qui libère votre diaphragme en 5 secondes

La bonne nouvelle, c'est que la solution ne demande ni arrêt complet ni médicament miracle. Il suffit de redresser le buste, d'ouvrir la cage thoracique et de relâcher légèrement les épaules vers l'arrière et vers le bas. Ce simple geste redonne au diaphragme l'espace dont il a besoin pour se contracter sans être comprimé par les côtes ou les organes voisins. Concrètement, imaginez un fil invisible qui tire le sommet de votre crâne vers le ciel, tout en gardant les épaules basses et détendues. Associez ce réajustement à une respiration ample, en gonflant bien le ventre à l'inspiration plutôt que de respirer uniquement avec la poitrine. En quelques foulées, souvent moins d'une dizaine de pas, la tension latérale s'estompe nettement. Ce mécanisme explique aussi pourquoi les coureurs expérimentés semblent presque insensibles au point de côté : ils ont intégré cette posture ouverte sans même y penser, alors que les débutants ont tendance à se recroqueviller instinctivement dès que l'effort devient inconfortable.

Les astuces du coach pour ne plus jamais craindre le point de côté

Au-delà du réajustement d'urgence, quelques habitudes permettent de limiter drastiquement les récidives. D'abord, évitez de manger ou de boire de grandes quantités juste avant l'effort ; un estomac trop plein ajoute une pression supplémentaire sur le diaphragme et favorise l'apparition du point de côté. Prévoyez une pause d'environ deux heures après un repas complet avant de chausser vos baskets. Ensuite, travaillez régulièrement le gainage et la mobilité thoracique, même quelques minutes par semaine, pour habituer votre buste à rester ouvert naturellement, y compris en fin de course quand la fatigue pousse à s'affaisser. Voici quelques réflexes simples à adopter :

  • Démarrer chaque sortie par une accélération très progressive plutôt qu'un départ trop rapide
  • Synchroniser la respiration avec les foulées, par exemple inspirer sur deux pas et expirer sur deux pas
  • Si le point de côté surgit malgré tout, ralentir l'allure sans s'arrêter brutalement, tout en redressant le buste
  • Étirer doucement le bras du côté touché vers le haut pendant quelques secondes de marche

Ces petits ajustements, une fois automatisés, transforment durablement votre confort de course, sans jamais vous obliger à sacrifier votre plaisir de bouger.

En définitive, le point de côté n'est ni une fatalité ni un signe d'un manque de souffle, mais bien la conséquence d'une posture qui comprime un muscle essentiel à votre respiration. En redressant simplement le buste et en ouvrant la cage thoracique, vous laissez au diaphragme toute la place dont il a besoin pour travailler sereinement. Alors, la prochaine fois que cette douleur familière pointera le bout de son nez pendant une sortie automnale, pensez à ce réajustement plutôt qu'à souffler plus fort. Et si vous testiez dès aujourd'hui cette petite correction posturale pour voir la différence par vous-même ?

Marie R

Je suis Marie, rédactrice curieuse et attentive aux petits équilibres du quotidien. J’écris sur la forme, le bien-être et la place essentielle de nos animaux. Toujours avec l’envie de rester actif et serein à tout âge.

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