Depuis que j’ai découvert cette région d’Espagne, je sais que je ne retournerai plus jamais sur la côte portugaise

La Galice, accrochée au nord-ouest de l’Espagne, connaît une explosion de popularité avec 120% de recherches en plus en deux ans. Cette région offre le même patrimoine atlantique que le Portugal — falaises granitiques, villages de pêcheurs, gastronomie généreuse — mais à des tarifs nettement plus avantageux.

Cropped Favicon Journal Des Seniors Logo.png
Par L'équipe JDS

Vous aimez notre contenu ?

Ajoutez-nous à vos
favoris Google

La Galice reçoit 83 000 recherches mensuelles "Galice voyage" sur Google France en 2026, soit une hausse de 120 % par rapport à 2024. Ce chiffre dit tout. Pendant que les voyageurs français continuent de se battre pour une chambre d'hôtel à Porto ou une table avec vue sur la vallée du Douro, une région entière leur tend les bras à deux heures de Paris, avec les mêmes falaises granitiques, la même obsession pour les fruits de mer et le même vin blanc minéral, mais à un prix sans commune mesure.

La Galice, accrochée à l'extrémité nord-ouest de la péninsule ibérique, juste au-dessus du Portugal, est en train de devenir le secret le mieux gardé, et le plus mal gardé à la fois, du tourisme européen de 2026.

À retenir

  • Pourquoi les voyageurs français abandonnent massivement Porto pour une région voisine
  • Comment économiser 35% sur votre budget vacances en gardant le même décor atlantique
  • Trois sites naturels spectaculaires qui justifient à eux seuls un vol depuis Paris

Le même ADN atlantique, à 35 % moins cher

Au nord-ouest de l'Espagne, la Galice ouvre les portes d'une région entre terre et mer, où falaises vertigineuses, villages de pêcheurs authentiques et gastronomie généreuse composent un décor unique. Voilà ce qui désarçonne au premier abord : on attendait l'Espagne du soleil et des palmiers, on trouve l'Espagne de la pluie fine, du granite et des embruns. Avec son climat pluvieux, le son traditionnel du biniou, ses côtes et son héritage celte, la Galice est loin de l'image typique que l'on a de l'Espagne.

Cette proximité avec le Portugal n'est pas une coïncidence, elle est historique, géographique, linguistique. Issu du latin vulgaire apporté par les colons romains, le galicien est étroitement apparenté au portugais, avec lequel il forma jusqu'au XIVe siècle une unité linguistique, le galaïco-portugais. Au point de vue historique, le portugais est issu du galicien, et les deux langues sont demeurées relativement proches l'une de l'autre, on estime qu'environ 85 % du vocabulaire des deux langues est commun. quand vous lisez les enseignes dans les rues de Vigo ou de Pontevedra, vous avez la sensation de déjà-vu. Ce n'est pas une illusion.

La différence se lit sur les prix. Un hôtel 3 étoiles à Vigo s'affiche autour de 65 € la nuit en haute saison, contre 110 € à Porto pour une prestation équivalente. Le menu poulpe à la galicienne (le fameux pulpo a la gallega, servi sur une planche en bois avec du paprika fumé et de l'huile d'olive) coûte environ 14 €, quand la même expérience culinaire dépasse 22 € dans un restaurant lisbonnais. La location de voiture, indispensable pour explorer les rías, tourne autour de 25 €/jour, contre 40 € au Portugal. La Galice est une destination rêvée pour les amateurs de fruits de mer et de poissons : elle est notamment l'un des premiers producteurs mondiaux de moules, cultivées dans les rías sur des radeaux en bois appelés bateas. Le poulpe à la galicienne, les coquillages, les soupes de poisson et les charcuteries locales figurent parmi les incontournables.

L'albariño, frère atlantique du vinho verde

On ne peut pas parler de la Galice sans s'attarder sur son vin blanc. L'alvarinho en portugais, ou albariño en galicien, est une variété de cépage blanc de Galice et du nord du Portugal, utilisée pour faire du vin blanc. Les deux noms, les deux mots, pour exactement le même raisin poussant des deux côtés d'un fleuve frontalier, le Miño. Cultivé le plus souvent en monocépage, il donne de succulents vins blancs vifs et croquants, à l'image du célèbre Vinho Verde DOC du Portugal ou encore du Rías Baixas DO galicien. Ce qui change, c'est le terroir et le style final : le cépage est particulièrement adapté aux climats frais et humides de la Galice, où les brumes atlantiques et les sols granitiques contribuent à sa qualité unique.

Cambados est la capitale historique de l'Albariño, qu'elle fête tous les ans au début du mois d'août lors de la fête de l'Albariño, considérée comme Fête d'Intérêt Touristique National. Une bouteille d'appellation Rías Baixas se négocie entre 8 et 15 € en épicerie fine locale, l'accord parfait avec une assiette de percebes, ces balanes de roche dont le prix au kilo ferait pâlir n'importe quel poissonnier breton.

Trois sites qui justifient le vol à eux seuls

Véritable symbole du pèlerinage, la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle trône au cœur de la vieille ville de Santiago. Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, elle attire chaque année des milliers de pèlerins venus emprunter le chemin de Saint-Jacques. Entre architecture gothique et baroque, crypte sacrée et Portique de la Gloire, cette visite est incontournable pour tout voyage en Galice. En 2025, le chemin a été emprunté par 530 987 pèlerins, un vrai record. Mais au-delà de la ferveur spirituelle, la vieille ville de Santiago est aussi une des plus belles concentrations d'architecture baroque d'Europe, avec ses ruelles pavées, ses tavernes et ses collégiales qui semblent surgir du granit lui-même.

À 200 km au nord-est, la plage des Cathédrales (Praia das Catedrais) appartient à une autre catégorie d'émerveillement. Ce qui rend cette visite spectaculaire est la promenade au milieu des falaises à marée basse, laissant à découvert des arcs de plus de trente mètres de haut sculptés dans la roche et des grottes naturelles au plafond en forme de coupole et terminées en aiguille, formant un paysage naturel d'une incroyable beauté. Du fait de sa renommée internationale gagnée au cours des dernières années, il est aujourd'hui nécessaire d'obtenir une entrée pour accéder à la plage pendant les vacances de Pâques et en été, l'accès est limité à 5 000 personnes par jour. La réservation est gratuite, via le site officiel de la Junte de Galice. Le site vaut bien cette formalité de cinq minutes.

Dernier arrêt obligatoire : les îles Cíes, accessibles en bateau depuis Vigo. Au large des côtes galiciennes, face à la ría de Vigo, se déploie un archipel spectaculaire que les Romains avaient baptisé les Îles des Dieux. Joyaux du Parc National des Îles Atlantiques de Galice, les îles Cíes constituent depuis 2002 un sanctuaire naturel protégé, dont l'accès est rigoureusement limité à 2 200 visiteurs par jour. Avec leurs étendues de sable d'une blancheur caribéenne, leurs lagunes aux eaux aussi limpides qu'un bassin et leurs dégradés vert émeraude, ces îles sont un véritable éden pour les passionnés de randonnée et d'écotourisme. La plage de Rodas, sur l'archipel, figure régulièrement dans les palmarès des plus belles plages d'Europe, et l'absence de voitures, de béton et de discothèques y est pour beaucoup.

Comment y aller, et quand

L'accessibilité depuis Paris est l'un des atouts décisifs. Vueling et Volotea opèrent des liaisons directes Paris-Vigo, avec des allers-retours trouvables autour de 95 € en mai sur les périodes creuses. Le vol dure moins de deux heures. La Galice se situe au nord-ouest de l'Espagne, bordée par l'océan Atlantique et voisine du Portugal au sud. Elle est composée de quatre provinces : La Corogne, Lugo, Ourense et Pontevedra. Elle est facilement accessible depuis les aéroports de Santiago de Compostelle, La Corogne ou Vigo.

Pour la Galice, les Asturies et la Cantabrie : pour la côte, de juillet à septembre (été sec, mais il y a certes du monde) ; pour la Galice intérieure, d'avril à juin (mais au printemps, il fait froid le soir dans les montagnes). Le mois de mai reste la fenêtre idéale : lumière douce, températures clémentes entre 16 et 20 °C sur la côte, et une fréquentation encore raisonnable avant l'afflux estival. Pour explorer les côtes, les phares isolés ou les petits villages de pêcheurs, une voiture de location reste indispensable.

Un détail pratique à ne pas négliger : la langue locale est le galicien (galego), un dérivé du latin proche du portugais. Il est parlé par la majorité des habitants, en parallèle du castillan. La compréhension de l'espagnol ou du portugais est donc suffisante pour les voyageurs. Pour les francophones qui ont quelques notions de l'un ou l'autre, la communication est étonnamment fluide, et les Galiciens, réputés pour leur hospitalité, compensent largement les lacunes linguistiques de leurs hôtes.

Pour les voyageurs en quête de régions alternatives, la Galice et les Asturies s'imposent pour leurs paysages verdoyants, propices à des séjours plus frais. Ce que ne dit pas cette recommandation, c'est que la Galice cumule aussi plus de 1 500 km de côtes sur l'océan Atlantique, parsemées de splendides plages de sable blond, mais aussi de forêts d'eucalyptus et de sierras. Un itinéraire d'une semaine suffit à couvrir Saint-Jacques, la plage des Cathédrales, les îles Cíes et quelques rías secrètes, avec un budget quotidien de 80 à 100 € tout compris, hébergement inclus. Un chiffre qu'il serait difficile d'atteindre à Lisbonne en 2026, où la pression touristique a définitivement fait basculer les tarifs dans une autre dimension.

Cropped Favicon Journal Des Seniors Logo.png

Toute l'équipe de rédaction Journal des Seniors vous guide à travers ce sujet qui nous concerne tous : la retraite. Comment l'anticiper, la préparer, et comprendre tous les rouages et informations pratiques pour une retraite paisible.

5 commentaires à «Depuis que j’ai découvert cette région d’Espagne, je sais que je ne retournerai plus jamais sur la côte portugaise»

  • Un immense merci pour ces intéressantes informations !
    Merci de me donner des informations pratiques sur cette région (hôtels, campings, hébergements en général

    Répondre
  • Si vous l’avez découverte cette si belle région comme vous dîtes bien allez y et surtout restez y le Portugal n’a pas besoin de vous surtout si vous comparez le vinho verde avec ces pinard à deux balles et en plus cela baissera le prix des loyers des locaux

    Répondre
  • Mardi 28 avril 2026
    Salut !
    Ma mère Maria De Las Mercedes Ferreira Carballera habitait avec ses parents Maria De Las Mercedes Carballera de Chateaubriand et Juan Ferreira Jaspe dans une maison en pierres dans le village de Salcedo près de Pontevedra en Galicia.
    Mon grand-père Juan Ferreira Jaspe est né à Saint Jacques de Compostelle, j’aime beaucoup cette ville magnifique.
    J’aime la Galice au bord de l’océan Atlantique où j’aimais nager avec ma mère.
    Je sais parler en espagnol.
    Madame Béatrice Berthelage

    Répondre
  • Quel dommage on laisse un commentaire mais apparemment il ne convient pas est ce un article pro espagnol ???

    Répondre
  • On oublie de dire au passage qu’il pleut plus en Galice que dans la partie nord de la France , les températures n’en parlons même pas

    Répondre
Laisser un commentaire

Les commentaires sont soumis à modération. Seuls les commentaires pertinents et étoffés seront validés
* Champs obligatoires