Madère en octobre offre l’équilibre parfait : une mer à 22°C aussi agréable qu’en été, une nature verdoyante toute l’année grâce à sa forêt millénaire, et surtout bien moins de touristes qu’aux Canaries. Un automne qui n’en a que le nom, où les piscines naturelles volcaniques et les levadas centenaires attendent les voyageurs en quête de tranquillité.
Moins bondé que les Canaries en octobre, plus vert que la Sicile : cet archipel portugais où la mer reste autour de 22 degrés

Le mercure de la mer reste calé entre 22 et 23 degrés à Funchal en octobre, quand les Canaries voient encore affluer les foules de la Toussaint. En octobre, à Funchal, les températures minimales varient de 19 le matin à 24 degrés l'après midi. Résultat : un automne qui ressemble furieusement à un été prolongé, sans la cohue.
À retenir
- La mer à Madère atteint 22-23°C en octobre : aussi chaude qu'aux Canaries, mais sans les foules de la Toussaint
- Des piscines naturelles creusées par la lave volcanique offrent une baignade unique, protégées des vagues et d'une eau cristalline
- Une forêt de lauriers classée au patrimoine mondial couvre l'île toute l'année, traversée par des canaux hydrauliques vieux de six siècles
Un automne qui n'en a que le nom
Octobre est doux, entre 21 et 24°C, avec des pluies qui réapparaissent surtout en fin de mois. Les averses restent brèves et localisées, souvent cantonnées aux hauteurs.
Les précipitations moyennes s'élèvent à 93 mm, réparties sur 19 jours sans pluie dans le mois. De quoi organiser un séjour sans parapluie greffé au bras.
Les jardins de l'île offrent encore une belle floraison en octobre, même si elle est moins spectaculaire qu'au printemps. Agapanthes et strelitzias tiennent bon jusqu'aux premiers frimas.
La mer garde ses vingt-deux degrés
La température de l'eau tourne en moyenne autour de 23,3°C, avec un minimum proche de 22,3°C, ce qui permet de se baigner sans effort d'adaptation. C'est la même eau, ou presque, qu'en plein été.
La mer reste agréable pour la baignade autour de 22°C, avec moins de touristes sur les plages qu'en pleine saison. L'archipel n'a donc rien à envier aux eaux méditerranéennes en cette saison.
Des piscines sculptées par la lave, pas de sable fin
Ici, pas de longue plage à la sicilienne. Les piscines naturelles de Porto Moniz se sont formées il y a des milliers d'années à la suite de coulées de lave qui ont atteint l'océan, créant des bassins protégés des vagues où l'eau se renouvelle constamment.
D'origine volcanique, façonnées par le refroidissement de la lave sur des millénaires, ces piscines laissent entrer la mer en continu, ce qui garantit une eau d'excellente qualité. On nage littéralement dans un cratère refroidi.
L'accès reste très abordable et les horaires s'ajustent aux saisons : ouvert de 9h à 19h en été, jusqu'à 17h en hiver. Une organisation qui tranche avec l'image d'une île figée hors saison.
Les vagues peuvent parfois rendre la baignade impossible, notamment en hiver, mais même dans ces conditions, le spectacle des eaux turquoise se mêlant à la roche basaltique noire reste impressionnant. Ceux qui cherchent plus d'intimité filent vers Doca do Cavacas, une piscine naturelle nichée entre des falaises rocheuses près de Funchal, plus confidentielle que les grands bassins de Porto Moniz.
Verte toute l'année grâce à une forêt vieille de plusieurs millions d'années
L'île doit sa réputation d'île aux fleurs à son climat subtropical très doux et à une végétation luxuriante, incarnée par la laurisylve, cette forêt de lauriers classée au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1999. Difficile de trouver plus dense en Méditerranée.
Les canaux qui irriguent ces pentes racontent une autre histoire. Les premières levadas datent du XVe siècle et servent encore aujourd'hui à transporter l'eau du nord, plus humide, vers le sud, plus sec. Marcher le long de ces filets d'eau, c'est arpenter un patrimoine hydraulique vieux de six siècles.
La plus connue traverse un décor presque irréel. La levada do Caldeirão Verde, prolongée par celle du Caldeirão do Inferno, s'étend sur près de 40 kilomètres et offre des panoramas à couper le souffle. Ces sentiers restent praticables toute l'année, contrairement aux pistes gelées des massifs continentaux.
Un vol direct, même en pleine morte-saison
Il existe environ cinq vols directs par jour depuis la France vers Madère. Six villes françaises proposent des liaisons sans escale, Paris arrivant en tête avec 18 vols directs par semaine.
Depuis la province, la liaison reste tout aussi directe. Comptez un peu plus de 3h30 de vol depuis Marseille, ou 4h25 depuis Nantes. Le climat, particulièrement doux toute l'année, ne fait jamais descendre les températures hivernales sous les 18°C.
Ce créneau d'automne a même son avantage financier. C'est la meilleure période pour échapper à la foule, avec une baisse moyenne des prix des billets de 17 %. Un comble pour une destination qui séduit de plus en plus.
Plus de 218 000 voyageurs français ont été enregistrés en 2025, une progression de 2,2 % par rapport à l'année précédente. Cette performance place la France au troisième rang des marchés émetteurs pour l'île portugaise.
Ni fermeture hivernale, ni ambiance de station balnéaire désertée
L'infrastructure touristique suit ce rythme sans à-coups. L'île propose une gamme variée d'hébergements, des hôtels de luxe aux maisons d'hôtes familiales, aussi bien à Funchal que dans des villages côtiers plus authentiques comme Porto Moniz ou Ponta do Sol. Pas de volets baissés en novembre ici, la fréquentation reste suffisante pour maintenir l'activité toute l'année.
Ce n'est qu'un sursis avant l'hiver véritable. La mer reste supérieure à 20°C au printemps et en automne, mais avoisine plutôt les 18°C une fois l'hiver installé. Octobre marque donc la dernière fenêtre avant que la baignade ne demande un peu plus de courage.
Sources : madeira-travel.madere-leguide.com | monvoyageamadere.com