Onze heures de vol, pas un visa à l'horizon et des euros plein les poches. C'est le tableau que dessine La Réunion pour qui cherchait jusqu'ici à rejoindre l'île Maurice. Même distance depuis Paris, même océan Indien, même promesse d'évasion tropicale, mais une île qui reste, administrativement, un petit bout de France posé à 9 350 kilomètres de Paris. Pas de passeport à sortir, pas de bureau de change à chercher : la carte d'identité suffit, et la monnaie locale, c'est l'euro.
- La Réunion se rejoint depuis Paris en vol direct d'environ onze heures, sans visa ni passeport pour les Français, la carte d'identité suffisant.
- L'euro étant la monnaie officielle, aucune opération de change n'est nécessaire sur place.
- Les prix aller-retour démarrent autour de 400 euros en basse saison mais grimpent entre 1 100 et 1 600 euros pendant les fêtes de fin d'année.
Pourquoi la Réunion s'impose comme alternative à l'île Maurice
Les deux îles partagent un cadre idyllique : récifs coralliens, plages et cuisine métissée aux influences indiennes, africaines et européennes. Mais là où Maurice brille par ses immenses lagons bordés de sable blanc, La Réunion impressionne par son relief escarpé et son volcan toujours actif, le Piton de la Fournaise. La différence se joue aussi sur des critères plus terre à terre.
Quatre compagnies aériennes assurent la liaison directe depuis Paris : Air Austral, Air France, Corsair et French bee. Le vol dure environ onze heures à l'aller, un peu plus au retour, les vents dominants ajoutant souvent une demi-heure supplémentaire au trajet. Cette ligne compte parmi les plus fréquentées du réseau long-courrier français, avec plusieurs dizaines de vols hebdomadaires assurés toute l'année. Un volume qui traduit un engouement réel, loin d'être anecdotique.
Les avantages pratiques d'une île française dans l'océan Indien
Voyager à La Réunion revient à voyager en France, administrativement parlant. Le statut de département d'outre-mer change tout : pas de formalité de visa pour les ressortissants français, une simple carte nationale d'identité suffit à passer la douane. L'île Maurice, elle, impose un passeport en cours de validité, une contrainte qui peut vite devenir un casse-tête pour les familles ou les voyageurs de dernière minute.
L'euro reste la monnaie officielle sur place. Aucune opération de change à prévoir, aucun calcul de taux à faire avant de sortir la carte bancaire. Un détail qui paraît mineur, mais qui simplifie concrètement chaque achat, chaque addition au restaurant, chaque excursion réservée sur place.
Ce qu'il faut savoir avant de partir à la Réunion
Le budget varie fortement selon la période choisie. En basse saison, les tarifs aller-retour démarrent autour de 400 euros avec French bee, une compagnie qui mise justement sur des prix d'appel sous la barre des 300 euros pour un aller simple en période creuse. De son côté, Corsair s'aligne régulièrement avec des tarifs d'appel très agressifs face à la concurrence low-cost.
La haute saison change complètement la donne. Pendant les fêtes de fin d'année, période qui cumule vacances scolaires en métropole et pic de fréquentation dans l'océan Indien, le prix moyen aller-retour grimpe entre 1 100 et 1 600 euros. Mieux vaut anticiper, surtout si le départ est fixé fin novembre ou début décembre.
Des offres plus accessibles existent pourtant, à condition de surveiller les comparateurs. Des vols directs vers Saint-Denis (depuis Orly avec French bee ou depuis Roissy-CDG avec Air Austral) sont parfois proposés dès 270 à 280 euros pour un aller simple en période creuse. Un billet aller-retour direct pour un départ fin novembre avec retour aux alentours de Noël peut même descendre sous les 625 euros, à condition de réserver suffisamment tôt.
Reste un point pratique à garder en tête : La Réunion accueille deux aéroports, mais les vols directs depuis Paris atterrissent à Roland Garros, près de Saint-Denis. Depuis CDG ou Orly, aucune escale n'est nécessaire, ce qui simplifie grandement l'organisation du voyage.
Entre un budget maîtrisé, une monnaie familière et des démarches administratives réduites au strict minimum, La Réunion coche des cases que l'île Maurice ne propose pas. Le dépaysement reste total, la logistique beaucoup moins complexe. De quoi faire basculer le choix pour les prochaines vacances dans l'océan Indien.


