Voyager en TGV coûte de plus en plus cher, et pourtant, chaque année, la liste des petits avantages inclus dans le billet semble se raccourcir un peu plus. Ce qui allait de soi hier devient une option, parfois payante, parfois soumise à conditions. Le voyageur régulier le constate à chaque réservation : le prix grimpe, mais le confort de base s'effrite. Derrière cette évolution, une logique commerciale se dessine, où chaque service tend à devenir un supplément à ajouter au panier.
À retenir
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Le choix de la place est désormais payant sur l'offre low-cost OUIGO, tandis qu'il reste gratuit sur TGV INOUI.
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Les bagages sont désormais limités sur TGV INOUI à deux grands sacs et un sac à main sous peine d'amende.
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Le voyage en train se rapproche peu à peu du modèle de l'aérien low cost, avec des options à la carte.
Des billets toujours plus chers pour un service qui se réduit
Prendre le TGV coûte souvent plus cher qu'un aller-retour en avion sur certaines destinations européennes. Les tarifs varient énormément selon le moment de la réservation, le train choisi ou la classe. Face à ces prix, on pourrait légitimement s'attendre à un service en progression. C'est plutôt l'inverse qui se dessine. Les petits gestes d'autrefois, le placement fluide ou la présence régulière d'un contrôleur disponible dans les couloirs se font plus discrets. La SNCF propose bien des promotions ponctuelles, avec par exemple 100 000 billets à 19 euros en seconde et 50 000 à 29 euros en première sur des destinations sélectionnées, ou encore la carte Avantage Jeune à 49 euros pour les 12 à 27 ans. Mais ces offres ne compensent pas l'impression générale d'un service qui se contracte pendant que les tarifs augmentent.
Choix de la place, espaces bagages, restauration : la chasse aux petits plaisirs gratuits
Le choix de la place illustre parfaitement ce glissement. Sur les TGV OUIGO, choisir son siège est désormais une option payante. Sur TGV INOUI et les INTERCITÉS à réservation obligatoire, le choix de la place reste gratuit, mais la sélection précise dépend du remplissage du train. En revanche, il n'est pas possible de garantir une place dans le sens de la marche à la réservation pour des raisons techniques d'exploitation. La numérotation des sièges a d'ailleurs été revue, avec un identifiant à trois chiffres pour chaque place.
À cela s'ajoutent le durcissement récent des règles sur les bagages (désormais limités à deux grands sacs sur TGV INOUI sous peine de 50 euros d'amende) et les tarifs de la restauration au wagon-bar. Un sandwich, une boisson, un café : l'addition monte vite pour ce qui ressemblait autrefois à un service d'appoint accessible.
Vers un TGV à la carte où chaque geste devient payant
La direction prise ressemble à celle du transport aérien à bas coût. Le billet de base couvre le trajet, point. Tout le reste, ou presque, tend à devenir une option : choisir sa place précise, embarquer un bagage volumineux dans de bonnes conditions, se restaurer sans y laisser un billet de vingt. Pour les voyageurs seniors, souvent attachés à un certain confort et à la simplicité, cette évolution est particulièrement sensible. On réservait autrefois un aller-retour en gare, on montait dans le train, on trouvait sa place, on posait sa valise et on se laissait porter. Aujourd'hui, chaque étape appelle une vigilance nouvelle : bien vérifier l'attribution du siège, anticiper la taille des valises, prévoir son pique-nique plutôt que de compter sur le wagon-bar. Le voyage garde son charme, mais demande une préparation plus fine, et un budget mieux calibré.
Le train reste un mode de transport apprécié, pratique et agréable. Mais l'écart se creuse entre l'image d'un service public tout inclus et la réalité d'une offre commerciale qui multiplie les options payantes et restreint les tolérances.

