C'est la hantise de tous les juilletistes et aoûtiens. Vous êtes dans la file d'attente, les valises prêtes à être pesées, l'esprit déjà à moitié sur la plage... et là, c'est la douche froide. L'agent au comptoir vous lâche la phrase qui tue : « Il va falloir régler les frais d’enregistrement. »
Chaque semaine, c'est le même refrain. Des dizaines de voyageurs se font cueillir à froid dans les terminaux de Beauvais, Marseille ou Lyon, en partance pour Lisbonne, Rome ou l'Espagne. Le pire ? Ils étaient persuadés d'être en règle avec leur billet payé sur internet. Manqué. La compagnie irlandaise applique sa règle d'or, écrite en petits caractères au fond des conditions générales, et que l'on découvre souvent la carte bleue entre les doigts.
Le coup de massue du comptoir
Le système Ryanair est d'une efficacité redoutable : si vous débarquez à l’aéroport sans avoir validé votre enregistrement en ligne, vous passez à la caisse. Et la douloureuse fait mal : 55 euros par tête.
Faites le calcul : pour un couple avec deux enfants, l'addition grimpe direct à 220 euros. De quoi doubler, voire tripler le prix du voyage quand on a déniché des billets en promo à 35 euros.
Pour couronner le tout, c'est un aller simple pour la galère puisque les trajets sont totalement indépendants. Ce n'est pas parce que vous avez fait la paperasse pour l’aller que le retour est validé. Résultat, pas mal de vacanciers se font piéger au retour, sur le tarmac de Malaga ou de Porto, au moment de rentrer au bercail.
Deux heures chrono, pas une minute de plus
Chez les rois du low cost, le timing est militaire. L’enregistrement gratuit sur l'application ferme pile deux heures avant le décollage. Passé ce délai, le bouton devient gris, l'appli se bloque et vous n'avez plus les mains libres. Même si vous trépignez déjà dans le hall de l'aéroport, c'est trop tard. Direction le comptoir, option portefeuille qui fume.
La compagnie ne s'en cache pas, l'objectif est de pousser le modèle du « tout numérique » pour vider les aéroports de ses agents et réduire les coûts au centime près. Les rares passe-droits concernent les bugs informatiques : si l'application a planté pendant que vous scanniez votre pièce d'identité (ce qui arrive parfois), l'agent vous enregistrera gratuitement. Mais il faudra prouver votre bonne foi.
Comment s'éviter une crise de nerfs avant d'embarquer ?
Pour s’épargner un coup de sang et garder ses sous pour les restos de l'été, il y a quelques réflexes à intégrer :
-
Le coup de collier de la veille : N'attendez pas d'être dans le taxi. Dès que la notification d'ouverture tombe (24 heures avant le vol si vous n’avez pas payé vos sièges), on liquide l'enregistrement sur son téléphone.
-
Le piège du retour : On se met une alerte sur le smartphone au milieu des vacances. C'est le point critique où tout le monde oublie de réitérer l'opération pour le vol retour.
-
L’option "papier" en secours : L'application c'est bien, mais la batterie qui lâche au moment de passer la sécurité, c'est du vécu. Si vous n'avez pas confiance en votre téléphone, sachez qu'on peut tout à fait imprimer sa carte d'embarquement au bon vieux format A4 à la maison. Ryanair l'accepte sans broncher.
-
Solidarité familiale : Si les grands-parents partent de leur côté et s'emmêlent les pinceaux avec le numérique, vous pouvez tout faire à distance depuis votre canapé en vous connectant à leur compte.
Bref, au moment de boucler les valises et de vérifier les passeports, prenez cinq minutes pour checker l'appli. Entre perdre deux clics sur un écran ou poser un billet de 50 balles sur le comptoir, le choix est vite vu.

