« Un marathon hors de prix » : pourquoi descendre du bateau de croisière est devenu la pire épreuve de nos vacances

Oceane V2
Par Oceane B

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C’est le gros point noir de la croisière, celui dont personne ne parle avant d'avoir payé son billet. Sur le catalogue, on vous vend du rêve : six escales en une semaine, de Barcelone à Naples, tranquille. Sauf qu'une fois à bord, pour poser un pied sur la terre ferme, il faut s'accrocher. Entre les escales pliées en deux secondes, les bus de la compagnie hors de prix et les excursions qui coûtent un bras, descendre du bateau tourne vite au parcours du combattant pour votre compte en banque.

Des escales express au pas de course

La première arnaque, elle est sur le timing. Les agences vous promettent des journées de folie à Rome, à Florence ou à Pompéi. En vrai ? C’est un sprint permanent. Les paquebots géants ne se garent pas au centre-ville, ils s'arrêtent dans des ports industriels paumés au milieu de nulle part.

Pour faire Rome, le bateau s'arrête à Civitavecchia, à plus d'une heure et quart de route. Le temps de faire descendre 5 000 personnes du bateau, de poireauter pour monter dans le bus et de se taper la route, la moitié de la journée est déjà passée. Au final, il vous reste à peine trois heures sur place, les yeux rivés sur la montre, avec la peur au ventre de rater le départ et de voir le bateau partir sans vous. C'est tout sauf des vacances.

Le business des navettes et le chantage au retard

C’est là que les compagnies se frottent les mains et sortent la machine à cash. Pour sortir du port, on vous colle d'office des billets de navette maison à 15 balles par personne pour un simple aller-retour. L’exemple de Barcelone, c’est le pompon : la compagnie vous facture son bus privé les yeux de la tête, mais personne ne vous dira qu'à deux pas, le « Cruise Bus » du port fait exactement le même trajet pour 4,50 € la journée.

Et puis, il y a le grand classique : l'excursion officielle. Comptez entre 50 et 200 euros par tête. Pour vous faire payer, les compagnies utilisent une méthode vieille comme le monde : elles vous foutent la frousse.

On vous répète en boucle au micro que si vous prenez leur excursion, le bateau vous attendra même s'il y a des bouchons sur la route. Par contre, si vous vous débrouillez tout seul et que votre train ou votre taxi a du retard, tant pis pour vous : le paquebot se fait la malle. Et pour rattraper le coup à l'escale suivante, c'est à vous de payer l'hôtel et le billet d'avion de votre poche. Résultat, la plupart des gens flippent et finissent par cracher au bassinet.

Comment éviter de se faire plumer

Si vous ne voulez pas vous faire essorer sur place, il faut casser le monopole de la compagnie avant même d'embarquer :

  • Faites le tri : Ne prenez l'excursion officielle que si le site est vraiment loin du port (comme Rome ou Pompéi). Là, payer le prix fort pour avoir l'esprit tranquille, ça vaut le coup.

  • Jouez-la solo en ville : Pour les escales faciles comme Majorque ou Marseille, laissez tomber les bus du bateau. En cherchant deux minutes sur votre téléphone, vous trouverez des bus locaux ou des métros qui coûtent trois fois rien. Vous pouvez aussi partager un taxi à quatre avec d'autres passagers au pied du quai.

  • Préparez-vous aux « frais de service » : C’est le petit cadeau bonus en fin de séjour. Chaque nuit, la compagnie vous prélève d'office une dizaine d'euros par jour et par personne pour les pourboires de l'équipage. C'est obligatoire et c'est écrit en tout petit sur le contrat. Gardez-le en tête pour ne pas faire une crise cardiaque en découvrant la facture finale.

Oceane V2

Grande voyageuse avant tout, j’ai posé ma valise dans de nombreux pays. C’est donc tout naturellement que je suis devenue rédactrice voyage, pour partager cette passion et raconter tout ce que je vis.

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