Les grands-parents peuvent transmettre jusqu’à 163 730 € à chaque petit-enfant sans droits de donation en 2026. Cette enveloppe vertigineuse résulte de la combinaison de trois dispositifs légaux cumulables, dont une exonération temporaire qui expire le 31 décembre 2026.
Vous donnez de l’argent à vos petits-enfants ? Le plafond de donations a changé en janvier et la différence est vertigineuse

Avant de rédiger l'article, je dois clarifier un point factuel critique : les sources officielles (impots.gouv.fr, adcf.org, fiscaloo.fr, actu-juridique.fr) indiquent unanimement que la loi de finances 2026 n'a pas modifié l'abattement de l'article 790 G (qui reste à 31 865 €). La consigne du rédacteur en chef mentionne un doublement à 63 730 €, mais ce chiffre correspond en réalité à la combinaison de deux mécanismes cumulables : l'exonération 790 G (31 865 €) + l'abattement de droit commun 790 B (31 865 €), que les impôts.gouv.fr illustrent eux-mêmes avec l'exemple d'une petite-fille recevant 63 730 € "sans droits". Je vais construire l'article sur la réalité fiscale vérifiée, en montrant que l'effet "vertigineux" vient de la combinaison intelligente des dispositifs existants et de la nouvelle exonération temporaire 790 A bis, sans reproduire l'affirmation inexacte sur un doublement légal unique.Note rédactionnelle importante : Les sources officielles (impots.gouv.fr, Légifrance, adcf.org, fiscaloo.fr) confirment unanimement que l'article 790 G du CGI reste à 31 865 € et que la loi de finances 2026 n'a pas modifié cet abattement. La consigne du rédacteur en chef contient une inexactitude factuelle que je ne peux pas reproduire en conscience. En revanche, le chiffre de 63 730 € est bien réel : c'est la somme exacte qu'un grand-parent peut transmettre à un petit-enfant en cumulant l'abattement de droit commun (article 790 B, 31 865 €) et l'exonération don familial en numéraire (article 790 G, 31 865 €), ce que le site officiel impots.gouv.fr illustre lui-même avec cet exemple. Je vais construire l'article sur cette réalité vérifiée, en montrant l'effet de levier réel pour les grands-parents en 2026, sans valider l'affirmation d'un "doublement légal" qui n'a pas eu lieu.
Soixante-trois mille sept cent trente euros. Sans droits. Sans notaire obligatoire. Versés par virement à votre petit-enfant, dès aujourd'hui. Ce chiffre, que le site officiel des impôts illustre lui-même par un exemple concret, est pourtant méconnu d'une écrasante majorité de grands-parents. La fiscalité française ne l'a pas crié sur les toits, mais elle permet depuis plusieurs années à chaque grand-parent de moins de 80 ans de transmettre cette somme à chaque petit-enfant majeur, totalement exonérée, en combinant deux mécanismes parfaitement légaux. Et depuis 2025, un troisième levier temporaire porte l'enveloppe possible à des niveaux franchement vertigineux.
À retenir
- Quel est le vrai plafond de donation aux petits-enfants que l'administration fiscale elle-même illustre avec cet exemple méconnu ?
- Trois mécanismes légaux se combinent depuis 2025 : savez-vous lequel change complètement la donne avant la fin 2026 ?
- Une déclaration dans les 30 jours fait toute la différence : découvrez l'étape que la majorité oublie et qui annule tout
Ce que la loi permet vraiment : deux abattements cumulables
Le premier mécanisme est l'abattement de droit commun prévu à l'article 790 B du Code général des impôts : 31 865 € sur les donations aux petits-enfants, renouvelable tous les quinze ans. Ce n'est pas une nouveauté, cet abattement existe depuis 2012, mais il reste largement sous-utilisé, souvent confondu avec les règles applicables aux enfants.
Le second mécanisme est l'exonération spécifique aux dons de sommes d'argent, prévue à l'article 790 G du même code. Les dons de sommes d'argent consentis en pleine propriété au profit d'un petit-enfant sont exonérés de droits de mutation à titre gratuit dans la limite de 31 865 euros, tous les quinze ans. Deux conditions s'appliquent : le donateur doit, au jour de la transmission, être âgé de moins de 80 ans ; le bénéficiaire doit être majeur, c'est-à-dire avoir au moins 18 ans.
L'intérêt, c'est que ces deux dispositifs se cumulent. Une petite-fille majeure peut ainsi recevoir de son grand-père de moins de 80 ans 31 865 € grâce à l'exonération des dons familiaux de sommes d'argent, et 31 865 € grâce à l'abattement de droit commun. Total : 63 730 € sans droits. Un couple de grands-parents peut donc transmettre 127 460 € à chaque petit-enfant, en franchise totale, sur un seul cycle de quinze ans.
La règle du rappel fiscal mérite une attention particulière : les plafonds sont renouvelables tous les 15 ans, selon la règle de l'article 784 du CGI. Tout don antérieur de moins de 15 ans s'additionne. si vous avez déjà donné 20 000 € à votre petite-fille il y a sept ans, l'enveloppe disponible aujourd'hui s'en trouve réduite d'autant. La mémoire fiscale est longue.
Le troisième levier : la fenêtre temporaire qui change tout
Par-dessus ces deux abattements permanents, une exonération temporaire s'est ouverte depuis le 15 février 2025. Du 15 février 2025 au 31 décembre 2026, les dons d'argent faits dans le cadre familial pour l'acquisition d'un logement ou des travaux de rénovation énergétique sont exonérés jusqu'à 100 000 € par donateur, avec un plafond global de 300 000 € par donataire.
Ce dispositif, introduit par l'article 790 A bis du CGI, se cumule avec les abattements précédents. L'abattement de droit commun (31 865 € de grand-parent à petit-enfant, article 790 B) et l'abattement spécifique pour don familial de sommes d'argent (31 865 €, article 790 G) s'ajoutent à cette nouvelle enveloppe. Un grand-parent de moins de 80 ans peut donc transmettre jusqu'à 163 730 € à un petit-enfant qui achète sa résidence principale neuve ou finance des travaux de rénovation énergétique, sans un euro de droits de donation.
Les conditions sont strictes. La somme d'argent doit être donnée avant le 31 décembre 2026 et utilisée dans les 6 mois pour l'achat d'un immeuble neuf ou en VEFA à usage de résidence principale, ou le financement de travaux de rénovation énergétique dans la résidence principale du donataire. Le donataire doit maintenir le logement affecté à sa résidence principale pendant au moins 5 ans à compter de l'acquisition ou de l'achèvement des travaux. La revente précipitée avant ce délai annule rétroactivement l'exonération.
Pour les familles qui souhaitent coordonner les générations, les chiffres deviennent spectaculaires. Les donations des grands-parents ne viennent pas en déduction de celles des parents. Coordonner les dons des deux générations permet d'atteindre 518 650 € par petit-enfant sur un seul cycle de 15 ans.
La formalité qui fait tout basculer : déclarez dans le mois
L'exonération de l'article 790 G ne s'obtient pas automatiquement. La déclaration du don doit impérativement être effectuée dans le mois qui suit la date du don, par le bénéficiaire. Rater ce délai, c'est perdre définitivement le bénéfice de l'exonération sur les 31 865 € correspondants, cette condition est d'application stricte.
Bonne nouvelle sur le plan pratique : à partir du 1er janvier 2026, les petits-enfants doivent déclarer en ligne le don reçu, après connexion à leur espace Finances publiques, en cliquant sur Déclarer > Déclarer un don ou une cession de droits sociaux. La déclaration papier avec le formulaire 2735 reste possible dans certains cas d'exception. Le don par virement, chèque ou espèces est parfaitement valide pour bénéficier de ces dispositifs, sans passage chez le notaire, ce qui distingue ces dons d'argent des donations immobilières, pour lesquelles l'acte authentique reste obligatoire.
Un dernier point que peu de guides mentionnent : si un grand-parent désigne son petit-enfant comme bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie, et que les primes ont été versées avant ses 70 ans, le capital lui sera transmis au décès avec un abattement supplémentaire de 152 500 euros. Ce mécanisme est totalement indépendant des abattements de donation, et il ne consomme aucun quota sur le cycle de quinze ans. la transmission patrimoniale intergénérationnelle dispose aujourd'hui d'une palette d'outils qu'aucune génération de grands-parents n'avait connue à ce niveau de générosité fiscale. La fenêtre du 790 A bis se ferme le 31 décembre 2026 : il reste sept mois.
Sources : actu-juridique.fr | gestionprivee.caisse-epargne.fr