Yema marque les esprits avec sa nouvelle montre Granvelle Renaissance à 2100 euros

Avec la Granvelle Renaissance CMM.29, Yema confirme qu’elle sait aussi parler d’élégance sans renier ce qui fait sa singularité. La marque française, relancée à la fin des années 2010 et reconnue pour ses montres-outils et ses plongeuses, s’appuie ici sur un pan fort du patrimoine horloger français : la région de Besançon, étroitement liée à l’histoire de l’horlogerie. Cette nouvelle interprétation de la Granvelle assume un style habillé, mais garde un vrai caractère, porté autant par son dessin que par son mouvement.

Par Lilian B

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Un hommage assumé à Besançon et à son héritage horloger

Le fil conducteur de cette Granvelle Renaissance reste le Palais Granvelle, édifice Renaissance du 16e siècle situé à Besançon. Le choix n’a rien d’anecdotique : le bâtiment abrite le Musée du Temps et sert de repère symbolique pour une marque dont les ateliers sont installés à quelques kilomètres, à Morteau. Cette proximité géographique et culturelle rappelle la place de Yema dans le paysage horloger français, avec une démarche qui ne se limite pas à revisiter des archives, mais qui cherche aussi à inscrire des créations plus habillées dans une continuité locale et historique.

Un boîtier plus contenu et un cadran construit comme une façade

Premier changement visible : le boîtier coussin passe à 37,5 mm de diamètre (contre 39 mm auparavant), un ajustement qui renforce la sensation de raffinement tout en conservant une présence marquée. L’ouverture de cadran et la longueur de 46,3 mm de corne à corne contribuent à cet impact visuel. Yema a aussi retouché des éléments sans bouleverser l’identité : cornes redessinées, finitions plus soignées, couronne désormais en forme coussin, et cannelage de carrure toujours très reconnaissable.

C’est toutefois le cadran qui concentre l’essentiel du travail : repensé avec une construction à quatre niveaux, il joue sur la profondeur et les reflets, avec un médaillon central inspiré de motifs géométriques visibles sur certaines toitures du Palais Granvelle, une petite seconde à 9 heures, et des volumes qui changent selon l’angle.

Le micro-rotor CMM.29, l’argument technique qui fait la différence

Le micro-rotor CMM.29, l’argument technique qui fait la différence

À l’intérieur, la Granvelle Renaissance adopte le calibre Manufacture CMM.29, une évolution du mouvement automatique à micro-rotor développé par Yema dans ses ateliers de Morteau. Il bat à 28 800 alternances par heure, revendique 70 heures de réserve de marche et une précision annoncée entre -3 et +7 secondes par jour. Le micro-rotor en tungstène participe aussi à la finesse de la montre, donnée entre 8,5 et 9 mm selon la méthode de mesure.

Le fond saphir met en valeur les ponts rhodiés et leurs Côtes de Genève soleillées, tandis que l’architecture à micro-rotor libère largement la vue sur la mécanique. Proposée à 2100 euros, cette Granvelle Renaissance met en avant un dessin très personnel, un mouvement manufacture produit en France et un niveau de finition particulièrement travaillé, dans une approche qui renforce le statut de Yema comme marque importante du patrimoine horloger français.

Yema Granvelle Renaissance Cmm (29)
Source: DR

Mes deux passions n'ont pas grand-chose en commun, mais tant pis, c'est ainsi : l'horlogerie d'un côté, les séries TV de l'autre. Je vous parle des deux ici, en essayant de rendre ces thématiques accessibles au plus grand nombre !

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