Je pensais Palm Springs réservé aux célébrités d’Hollywood : 5 jours dans cette oasis du désert m’ont fait totalement changer d’avis

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Par L'équipe JDS

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Palm Springs, je l’avais toujours rangée dans la case « refuge des stars hollywoodiennes des années 50, robe blanche de Marilyn et villas inaccessibles ». L’idée n’était pas fausse, mais elle ne raconte qu’une toute petite partie de la destination. Cinq jours sur place, ont totalement remis ce préjugé à plat. J’y ai trouvé une oasis californienne accessible, accueillante, attachée à son patrimoine et étonnamment vivante. Voici ce que j’en retiens.

Pour le récit dédié au centenaire de Marilyn et à son lien si particulier avec la ville, j’avais publié ce premier article : J’ai marché dans les pas de Marilyn à Palm Springs pour son centenaire.

Une destination qui compte depuis 70 ans et continue de se réinventer

C’est probablement ce qui frappe le plus quand on arrive. Palm Springs s’est imposée comme destination culturelle dans les années 50, quand Frank Sinatra y achète Twin Palms Estate en 1947 et qu’Hollywood en fait son refuge du désert. Soixante-dix ans plus tard, la ville n’a pas seulement entretenu son héritage : elle continue de l’enrichir. Le Plaza Theatre, salle de spectacle iconique, vient de rouvrir après une restauration de 34 millions de dollars. Le Riviera Palm Springs, ouvert en 1959 et fréquenté par les légendes du vieux Hollywood, retrouve son nom historique et fait peau neuve. Et Cotino Bay, un nouveau quartier imaginé par Storyliving by Disney autour d’un lagon de 24 acres, ouvre ses portes en plein cœur de la vallée à l’automne 2026.

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Source: DR

Greater Palm Springs, c’est en réalité neuf villes distinctes qui forment une seule destination — Palm Springs, Palm Desert, Desert Hot Springs, Cathedral City, Rancho Mirage, Indian Wells, La Quinta, Indio et Coachella. Chacune a sa personnalité. On peut y rester une semaine sans s’ennuyer une seconde.

Une heure à peine pour quitter Los Angeles et tout change

Depuis Paris, Air Tahiti Nui opère un vol direct vers Los Angeles : départ de Charles-de-Gaulle, arrivée à LAX en un peu plus de onze heures.

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De là, comptez environ deux heures de route vers l’est pour rejoindre Palm Desert. À mesure qu’on s’éloigne de l’océan, le paysage se transforme : les autoroutes traversent des collines arides, puis le désert s’ouvre, et soudain, au pied de montagnes ocre, les palmiers commencent à pointer. Greater Palm Springs apparaît comme une oasis verte au milieu de la rocaille.

Premier soir à l’Hotel Paseo Autograph Collection à Palm Desert, puis dîner chez Porta Via — une bonne adresse italienne dans un quartier commerçant à l’élégance discrète.

L’architecture mid-century, signature visuelle de la ville

Le lendemain matin commence par une visite que je n’avais pas anticipée : un tour guidé de l’architecture mid-century avec David Dickson, qui connaît la moindre maison emblématique de la région. On passe deux heures à arpenter les rues, à admirer les lignes basses, les murs en pierre volcanique et les baies vitrées géantes qui caractérisent ce style architectural né dans les années 40-50. Palm Springs en est l’une des capitales mondiales : la combinaison du désert, du soleil constant et de la liberté créative qui régnait à l’époque a donné naissance à un patrimoine bâti unique, encore préservé.

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Visite ensuite de The Menrad Residence, une maison privée d’époque ouverte à la visite, puis passage devant The Aluminaire House, l’une des premières maisons préfabriquées en aluminium, conçue en 1931 et récemment réinstallée à Palm Springs. Pour qui s’intéresse à l’histoire du design, c’est une étape incontournable.

L’après-midi, déjeuner au Livs at Palm Springs Art Museum, le restaurant du musée, où l’on a aussi pu rencontrer le chef Gabe Woo qui présente sa cuisine inspirée du désert californien. Visite du musée juste après — l’une des collections d’art mid-century les plus complètes du pays, dans un bâtiment lui-même considéré comme un manifeste architectural.

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L’Aerial Tramway, ou comment passer du désert à la montagne en 10 minutes

En fin de journée, direction le Palm Springs Aerial Tramway. Ce téléphérique pivotant unique au monde nous fait passer en moins de quinze minutes de la base de la vallée (environ 800 mètres d’altitude) au sommet du Mount San Jacinto, à 2 600 mètres. Le paysage change radicalement : on quitte le désert et ses cactus, et on débarque dans une forêt de pins, parfois enneigée. La température, elle, perd près de vingt degrés. C’est l’une de ces expériences typiquement californiennes, à la fois spectaculaire et étrangement accessible. Comptez environ deux heures sur place pour profiter du panorama avant la descente.

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Dîner ensuite au Canopy Wine Lounge dans Palm Springs centre.

Un Red Jeep Tour dans la San Andreas Fault

Le mardi commence par une expérience plus aventurière : un Red Jeep Tour au départ de Metate Ranch, qui nous emmène pendant deux heures et demie dans le désert sur les traces de la fameuse faille de San Andreas. Le guide raconte la géologie, la formation des oasis, l’histoire des Premières Nations Cahuilla. C’est l’une de ces excursions accessibles à tout le monde, qui ne demande pas de marcher, et qui donne une perspective complètement différente sur la région.

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Puis halte au Yes, Please Cafe & Dessert Shop dans le centre de Palm Springs, suivie d’une Art Walk d’une heure dans le quartier des galeries en compagnie de trois artistes locaux — Nate Frizzell, Marcie Graham et Michael Calderon. Palm Springs entretient une scène artistique vivante, mêlant artistes émergents et galeries établies, qui se découvre bien mieux à pied avec un guide qu’au hasard.

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Sunnylands, la « Camp David de l’Ouest »

Le mercredi marque l’un des moments forts du séjour : la visite de Sunnylands, à Rancho Mirage. Cette résidence privée de la famille Annenberg, longtemps surnommée la « Camp David de l’Ouest », a accueilli huit présidents américains, plusieurs Premiers ministres britanniques, la reine Elizabeth II, et même des sommets diplomatiques (Barack Obama et Xi Jinping s’y sont rencontrés en 2013).

Aujourd’hui, le Sunnylands Center & Gardens est ouvert au public. La visite guidée de la maison historique (1h30) plonge dans l’art de vivre californien des années 60, avec des collections d’art impressionnantes accrochées aux murs comme dans une vraie maison. Les 15 hectares de jardins désertiques environnants, dessinés pour évoquer la palette des peintures impressionnistes des Annenberg, sont à eux seuls une raison de s’y rendre. Déjeuner sur place au Café at Sunnylands, dans un cadre lumineux ouvert sur les jardins.

Un après-midi spa, dans la grande tradition de la région

Greater Palm Springs revendique son identité d’oasis de bien-être, et ce n’est pas marketing. La région compte des sources thermales naturelles — les fameuses Desert Hot Springs —, des dizaines de spas, et tout un art de vivre tourné vers le ralentissement. Mon après-midi se passe au Spa Esmeralda, le spa du Renaissance Esmeralda Resort à Indian Wells, où j’étais logé pour les deux dernières nuits. Soin, sauna, piscine extérieure : on en ressort prêt pour la suite.

Le soir, dîner au Willie’s Modern Fare, une bonne adresse de la région.

Une matinée tennis au Indian Wells Tennis Gardens

Indian Wells, c’est aussi l’un des sites de tennis les plus prestigieux du monde, qui accueille chaque année en mars le BNP Paribas Open, considéré comme le « 5e Grand Chelem ». Pendant le séjour, j’ai pu profiter d’une leçon de tennis sur les courts mêmes où jouent Djokovic, Federer ou Iga Świątek. L’installation est gigantesque, le service au top, et même un joueur amateur comme moi y trouve son compte. Une expérience plutôt rare à proposer.

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Petit-déjeuner ce matin-là au Pink Cabana, un restaurant aux allures rétro qui rappelle l’ambiance des resorts californiens des années 60.

Une ville où chacun peut vraiment être soi-même

C’est l’une des choses qui m’a le plus marqué pendant le séjour, et je n’avais pas anticipé son intensité. Greater Palm Springs est l’une des destinations les plus LGBT friendly des États-Unis. La ville a élu en 2017 le premier conseil municipal majoritairement LGBT+ du pays. La Greater Palm Springs Pride célèbre son 40e anniversaire en novembre 2026, sous le thème explicite « Be Included ».

Concrètement, sur place, cela se ressent dans l’ambiance des terrasses, dans la composition du public dans les restaurants, dans les couples qu’on croise sans qu’aucun regard ne pèse. C’est rafraîchissant. La population locale est accueillante, ouverte, curieuse. Et l’on comprend en quelques jours pourquoi tant d’Américains, qu’ils soient en couple, en famille ou en solo, choisissent Palm Springs pour y passer du temps : la ville offre ce qu’on cherche rarement dans un voyage — la possibilité d’être tranquillement soi-même.

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Une chaleur sèche, supportable même à 40 °C

J’avais été prévenu : 36 °C annoncés à l’ombre pendant le séjour. La réalité a parfois flirté avec 40 °C. Mais contrairement à ce qu’on imagine, la chaleur du désert se supporte bien mieux que la chaleur humide des bords de mer ou des grandes villes du Sud-Est. L’air est sec, le vent souffle régulièrement, l’ombre rafraîchit immédiatement. On boit beaucoup, on porte une casquette, on s’enduit de crème solaire, et l’on s’adapte vite. Les hôtels et les boutiques fonctionnent en climatisation discrète, les piscines sont partout. C’est probablement la destination “désert” la plus confortable que j’aie expérimentée.

Une gastronomie sérieuse et variée

Outre les adresses déjà mentionnées, deux grands moments en table. Le dîner chez Kestrel — A Richard Blais Kitchen + Lounge au Renaissance Esmeralda : le chef Richard Blais, connu en France pour son passage chez Top Chef US, livre une cuisine raffinée qui marie produits californiens et techniques contemporaines. Et Gabino’s Creperie East dans le centre d’Indio, pour un déjeuner plus simple mais excellent — la crêpe salée n’est pas réservée aux Bretons. Les prix des restaurants sont restés mesurés tout au long du séjour, ce qui n’est pas toujours le cas aux États-Unis. Pour le rapport qualité-prix, Greater Palm Springs tient ses promesses.

Source: DREn pratique, pour préparer votre séjour

Le vol. Air Tahiti Nui opère un vol direct entre Paris-Charles de Gaulle et Los Angeles. De LAX, comptez environ 2 heures de route vers Greater Palm Springs (location de voiture conseillée). Plusieurs hôtels proposent aussi des transferts privés.

Quand y aller. Le printemps (mars-mai) et l’automne (octobre-novembre) offrent les meilleures conditions climatiques. L’été reste très chaud (40 °C+) mais c’est aussi la saison des meilleures offres sur les hôtels haut de gamme. L’hiver est doux (15-25 °C), parfait pour qui veut fuir le froid européen.

Où dormir. L’Hotel Paseo Autograph Collection à Palm Desert pour démarrer dans un cadre design et central. Le Renaissance Esmeralda Resort & Spa à Indian Wells pour la fin de séjour, avec golf, tennis, spa et restaurant signé Richard Blais. Plusieurs établissements mythiques rénovés s’ajoutent à l’offre en 2026 (Riviera Palm Springs, La Quinta Resort qui fête ses 100 ans).

Budget. Pour les États-Unis, Greater Palm Springs reste raisonnable. Les hôtels haut de gamme proposent souvent des offres en été ou hors saison. Les restaurants offrent un bon rapport qualité-prix par rapport à Los Angeles ou San Francisco.

Pour préparer. L’office de tourisme officiel Visit Greater Palm Springs tient à jour l’ensemble des informations pratiques, hébergements, événements et expériences disponibles dans la destination.

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