Tout ce qu’il faut savoir sur les obsèques

En cas de décès d’un proche, son entourage doit accomplir un certain nombre de démarches. Pour organiser ses obsèques, il devra alors procéder avec méthode. Le déroulement de cette ultime cérémonie suit en effet un certain formalisme.

Laurene Renaud
Par Laurene Renaud
Gros plan de la main d’une femme sur un cercueil
© iStock

Les obsèques : définition et origines

Le mot "obsèques" vient du latin "obsequiae", qui est lui-même une altération d'"exsequiae". Ce dernier terme est utilisé pour parler d'un "convoi" ou de "funérailles".

Les premières sépultures remontent à au moins 100.000 ans. Et on sait que l'Homo Sapiens et les Néandertaliens enterraient leurs morts.

Cette pratique, qui distingue les hommes des animaux, témoigne d'une certaine conception de la vie et de l'émergence de croyances religieuses. L'existence d'obsèques est donc l'un des signes majeurs de l'apparition progressive de ce que nous appelons une civilisation.

Obsèques en France : les chiffres

Selon l'Insee, 673.637 décès se sont produits en France en 2022, soit près de 10 % de plus qu'en 2019.

Si l'on en croit le site meilleures-pompes-funebres.com, la part de la crémation tend à progresser. En effet, l'incinération était choisie par 41 % des familles en 2021, contre 36 % en 2015. Il y aurait aujourd'hui plus de 250.000 crémations par an.

Quelle différence entre obsèques et funérailles ?

Les deux mots "obsèques" et "funérailles" sont souvent considérés comme des synonymes. Ils ont cependant des sens légèrement différents.

En effet, on ne devrait parler d'obsèques que pour désigner la cérémonie qui précède l'inhumation ou la crémation. Alors que le terme de funérailles, à proprement parler, s'applique au convoi ou au cortège qui accompagnent la dépouille mortelle.

Il s'attache également un sens plus solennel au mot "funérailles", le terme d'"obsèques" conservant une tonalité plus intime.

Ce qu'il faut savoir sur la déclaration de décès

La déclaration de décès est une démarche obligatoire, qui doit être faite à la mairie du lieu de décès. Elle doit être entreprise dans les 24 heures qui suivent la constatation du décès par un médecin.

Cette formalité conditionne toutes les démarches ultérieures relatives au décès.

Les différentes étapes de l'organisation des obsèques d'un défunt

Le respect des dernières volontés

Sous quelque forme qu'elles s'expriment, les dernières volontés du défunt sont à respecter par son entourage, qui doit suivre les consignes données pour organiser les obsèques.

Le choix du type d'obsèques

Le défunt lui-même, dans ses dernières volontés, ou la famille choisissent entre :

  • L'inhumation, qui consiste à enterrer le cercueil dans un cimetière.
  • La crémation, par laquelle le corps est brûlé. La famille reçoit les cendres du défunt, placées dans une urne funéraire.

Le choix de l'opérateur funéraire

La famille du défunt est tenue de désigner une entreprise de pompes funèbres, à moins que ce choix n'ait déjà été fait par la personne décédée, dans le cadre d'une assurance obsèques.

C'est cette entreprise qui se charge de l'organisation matérielle des obsèques, depuis la fourniture du matériel funéraire jusqu'au choix des différents prestataires.

Le déroulement des obsèques

La conservation du corps

Après le décès, le corps peut être placé :

  • Dans la chambre mortuaire de l'hôpital ou de la maison de retraire, si ces établissements en possèdent une. Il peut y demeurer pendant six jours.
  • Au domicile du défunt.
  • Dans la chambre funéraire d'un funérarium.

Le transport du corps et la mise en bière

Si le décès n'a pas eu lieu au domicile du défunt, celui-ci peut y être transporté au maximum dans les 48 heures. Ce transport doit être effectué par l'entreprise de pompes funèbres, qui fait une déclaration préalable de transport du corps auprès de la mairie du lieu de décès.

Le corps est ensuite placé dans un cercueil, qui sera fermé par les opérateurs funéraires en présence de la famille. Après cette mise en bière, Le cercueil sera transporté jusqu'au lieu d'inhumation ou de crémation.

La cérémonie funèbre

La cérémonie funèbre peut être :

  • Civile, et s'attacher surtout à évoquer le souvenir du défunt.
  • Religieuse : elle suit alors les rituels de la religion à laquelle appartenait le défunt.

La cérémonie peut se dérouler à l'église, puis au cimetière, ou bien au funérarium. Elle peut aussi comprendre la dispersion des cendres dans un lieu approprié, comme le jardin du souvenir. cette cérémonie funèbre peut comprendre :

  • La présence d'un maître de cérémonie.
  • La lecture de textes.
  • Le choix d'extraits musicaux ou en encore la projection de photos.

Concession funéraire : la règlementation

Une concession funéraire peut être :

  • Un emplacement dans un cimetière.
  • Une niche dans un colombarium, qui désigne l'endroit où l'on place les urnes funéraires.

Pour acheter une concession, il faut s'adresser à la mairie de son lieu de résidence. Celle-ci peut délivrer :

  • Des concessions pour 5, 15, 30 ou 50 ans.
  • Des concessions perpétuelles.

Ces concessions sont de plusieurs sortes. Il peut s'agir :

  • De concessions individuelles, réservées aux personnes qui les ont achetées.
  • De concessions collectives, réservées aux personnes mentionnées dans l'acte de concession.
  • De concessions familiales, réservées à la personne qui a acheté la concession et à sa famille.

La concession peut être renouvelée et, dans certains cas, reprise par la commune.

Combien coûtent les obsèques ?

D'après le site obseques-info.com, le coût moyen des obsèques, hors achat de la concession et pose du caveau, est de 2.957 euros en 2023. Le site chiffre à 3.116 euros le coût moyen d'une crémation.

Selon UFC-Que choisir, le coût moyen des obsèques en France s'élève à environ 4.000 euros. De son côté, le site MetLife cite des chiffres relativement proches : 3.350 euros pour une inhumation et 3.609 euros pour une crémation, l'incinération semblant un peu plus onéreuse que l'inhumation.

Comment financer les obsèques d'un défunt ?

La prise en charge du coût des obsèques peut être assurée de plusieurs façons. En premier lieu, la personne peut elle-même prévoir le financement de ses propres funérailles en souscrivant un contrat d'assurance obsèques.

Le contrat en capital prévoit en effet le versement d'une somme déterminée au bénéficiaire désigné, destinée au financement des obsèques.

Par ailleurs, une somme pouvant aller jusqu'à 5.000 euros peut être débloquée sur les comptes bancaires du défunt. Il est également possible de prélever jusqu'à 1.500 euros, sur la succession du défunt, pour financer ses obsèques.

Si les comptes bancaires et la succession de la personne décédée ne permettent pas d'assurer le financement des obsèques, celui-ci incombe à la famille du défunt, qui peut demander des aides auprès de :

  • L'Assurance maladie. Attribuée sous certaines conditions, l'aide était d'un peu plus de 3.700 euros au 1er avril 2023.
  • La Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV).
  • La Caisse d'allocations familiales (CAF), qui verse l'Allocation de soutien familial (ASF) aux personnes ayant perdu leur conjoint et ayant un enfant à charge de moins de 20 ans.

Enfin, la commune peut prendre en charge le financement des obsèques si la personne n'a pas les moyens d'y pourvoir. Il s'agit là, pour le maire, d'une mission de service public à laquelle il ne peut se dérober.

Laurene Renaud

Titulaire d'un master en Economie et passionnée de sciences sociales, je me fais aujourd'hui un plaisir de vous informer et vous conseiller sur tous les sujets touchant aux retraites : pension, conseils, investissements, ...

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